1er pas en Colombie: Bogota, a la orden!

Un petit vol de 3 heures nous fait repasser dans ce bon vieux hémisphère nord pour atterrir à Bogota. On est très contents d’arriver en Colombie, pays dans on à entendu beaucoup de bien et pays beaucoup moins visité que ceux fait précédemment.

Notre arrivée à Bogota à été l’occasion de connaître trois facettes de la ville (dont 2 qui s’appliquent au reste du pays):

1/ des gens hyper sympas, comme ces gens qui se mettent à plusieurs pour nous aider à rejoindre le centre depuis l’aéroport, nous avancent les billets de bus, etc.

2/ une véritable guerre dans les transports. Pas de « laisser descendre avant de monter », à Bogota tout le monde pousse le plus fort possible dans les deux sens. On n’avait encore jamais vu un truc aussi sauvage!

3/ la capacité des colombiens à essayer de nous carroter: un chauffeur de taxi qui se perd dans la ville et ne lâche pas l’affaire pour nous dire que ce n’est pas de sa faute si des rues sont fermées et ne veut donc pas réduire le prix (qui a doublé entre notre premier passage près de l’hotel et notre arrivée à celui-ci). Et surtout, après tout ça il essaye 2 fois de nous arnaquer sur la monnaie (on verra que c’est assez commun ici).

On arrive assez fatigués et très énervés par ce taxi à l’hotel. Demain sera une meilleure journée.

DSC06539 Le lendemain fut en effet une meilleure journée avec la découverte de la ville et surtout de son incroyable Museo de Oro (musée de l’or pour les non bilingues). Une collection impressionnante de bijoux en or de toutes les époques de l’histoire du pays et de la région. Mais aussi un bon endroit pour en apprendre plus sur la bijouterie. Autant vous dire que Mag était au taquet!

Le musée Botero était super aussi, avec beaucoup d’oeuvres de Botero lui-même (le plus célèbre peintre/sculpteur Colombien) mais aussi une belle collection de Picasso, Dali, Matisse etc etc.

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Avant de vous raconter rapidement ce que l’on a fait ici, laissez moi vous décrire un peu Bogota. C’est une ville assez méconnues et (comme l’ensemble de la Colombie) qui souffre d’un mauvaise image à l’étranger.

Bogota en quelques mots

Bogota est une très grande métropole (7 millions d’habitants). Les rues sont poétiquement appelées par leur numéro: les « Calles » dans le sens Est/Ouest et les « Carrerras » dans le sens Nord/Sud. A partir de là, les adresses sont faciles à trouver. Vous allez au Carrera 2 # 12-48, c’est sur la  Carrera 2 entre les Calles 12 et 13. Moins glamour qu’une traditionnelle « rue des boulets » ou autre que l’on peut avoir de par chez nous mais bien pratique (ça se complique juste un peu quand les rues ne sont pas droites ou qu’ils ajoutent des « bis »).

Le centre historique, là où se situent beaucoup d’hôtels et les attractions touristiques est appelé la Candelaria. C’est un quartier de très veilles maisons colorées et basses, aux rues étroites, avec beaucoup de graffitis sur les murs. Un quartier très sympa la journée avec ses nombreux restos, typiques aussi bien que touristiques, avec ses facs, son street art et compagnie. Le soir, à part quelques rues animés et surveillées, il fait assez sombre et on ne se sent pas trop en sécurité. Surtout quand tous les hôtels insistent sur le fait de ne rien prendre sur soi en sortant et de prendre un taxi pour toute sortie…

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C’est comme ça qu’on vie ici apparemment: il y a des règles à appliquer (comme de commander un taxi et de ne jamais le choper dans la rue) et tout ira bien.

Certains quartiers sont plus sûrs, d’autres beaucoup plus dangereux. Dans l’ensemble les quartiers nord sont plus tranquilles et destiné au habitants les plus aisés.

Bogota est un ville d’altitude (2640 mètres) au milieu des montagnes. Il fait un peu frais toute l’année et la ville n’est pas réputée pour son soleil. On peut aussi manquer un peu d’oxygène par moment (quand on arrive de la Bolivie et/ou du Pérou ça passe bien).

Voilà pour les présentations. Je ne vais pas me lancer dans l’histoire de la Colombie mais elle est intéressante et je vous conseille de la parcourir un jour. Dans tous les cas, sans être un pays en paix, les choses se sont considérablement améliorées ces dernières années et les victimes des cartels (assassinats ou migration forcée) se font moins nombreuses. La plupart du pays est devenu relativement safe. Ça se ressent notamment dans le progrès rapide du tourisme.

La cathédrale de Sel

Après la journée du Museo de Oro, nous avons pris un bus pour une visite de la cathédrale de Sel de Zipaquira à 50km de Bogota.

Un autre truc assez impressionnant.

DSC06557La colline riche en sel était déjà exploitée par les Muiscas avant la conquête. À leur arrivée, les colons espagnols ont évidemment intensifié l’extraction. Au fil du temps les mineurs ont construit un premier lieu de prière dans la mine. Dans les années 50, une première cathédrale à été construite, puis fermée en 1990 pour laisser place à la cathédrale actuelle. Celle-ci se situe 180 mètres sous terre. Pour la rejoindre on marche 20 minutes dans un tunnel contenant des chapelles représentants les 14 stations du Christ (pas de peintures ici mais des sculptures imagées, des croix de sels évoquant l’étape du chemin de croix). Puis on arrive à l’impressionnante pièce principale, haute et large. La cathédrale est considérée comme l’une des oeuvres d’architectures majeures de Colombie. Elle a d’ailleurs été choisie pour être proposée dans l’élection des 7 nouvelles merveilles du monde (ce qui en fait la « première merveille de Colombie », fait que l’on nous rappelle environ 300 fois pendant la visite).

Une fois passé par le chemin de croix et les salles principales, on continue vers une partie de la cathédrale où l’on trouve quelques stands de souvenir, à manger, une salle de ciné présentant un film en 3D et une salle avec un spectacle de LED lumineuses au plafond. Ça surprend pas mal et choque un peu!

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Assez étrange aussi, en ajoutant quelques euros à l’entrée de la cathédrale, vous pouvez faire un mur d’escalade… on voit pas trop le rapport mais why not!

Mais mis à part ce côté très, très « Vatican-qui-aurait-été-racheté-par-Disney », cette visite de la « primera maravilla de Colombia » est vraiment sympa.

Le soir, nous avons passé une très bonne soirée avec Sebastien (mon ancien maitre de stage, maintenant installé à Bogota) et Cat, sa copine colombienne. Malheureusement la fin de soirée et les jours qui suivent on été gâchés par une gastro bien violente de Maggy.

Bogota, sans forcer

Du coup nous avons décalé notre départ d’un jour, puis de trois car elle ne pouvait absolument pas sortir de son lit. Heureusement que l’on avait une auberge canon à ce moment là (le Masaya, dans la Candelaria) car Maggy a passé tout son temps dans la chambre.

De mon côté je n’ai pas fait grand chose non plus: ballades dans la villes, deux musées,  gaufre au Nutella (hmmmm), réparation de mon iphone (enfin!!!) et une sortie dans LE resto/boite local: Andres Carne de Res. Un endroit complètement taré avec plein de décos, de lumières, de recoins et plein plein de monde venu s’éclater. Une sacrée soirée (et comme ça, par compassion, j’ai accompagné Maggy dans la souffrance le lendemain).

Je me suis également laissé tenter par le Graffity tour: un tour gratuit (contre pourboire) mené par un Australien, lui même street artiste.

IMG_6008Il nous a promené pendant 2h30 dans le centre ville en nous montrant des oeuvres grosses ou petites, en nous les expliquant (il connait personnellement pas mal d’artistes, ce qui rend les choses plus intéressantes). Une super visite, originale et passionnante.

Entre autre, il nous a raconté que la Colombie était l’un des pays au monde avec le plus de réfugiés internes (juste dépassé depuis peu par la Syrie) à cause des conflits avec les FARCS et les narcotrafiquants. Il y a du coup énormement de sans-abris et de mendiants (c’est frappant à Bogota). Le street art est légal ici (!!) ce qui fait que les artistes ont en général le temps de faire leur travail tranquillement. Ils bénéficient aussi apparemment d’un bon soutient de la communauté.

Au bout d’un moment, Maggy se sentant légèrement mieux, nous avons quitté Bogota par un petit bus en direction du Nord et du jolie village de Villa Leyva.

(PS: pour vous expliquer le « A la orden » du titre: c’est LA phrase que l’on entend le plus ici! Ça veut dire « à votre service » et s’est utilisé pour dire « de rien » dans un resto ou un magasin mais aussi pour alpaguer le client. A priori on ne l’avait encore jamais trop entendu en Amérique du Sud)

Quelques conseils:

  • super auberge; Masaya, dans la Candelaria, hyper propre, bonne ambiance etc
  • bons musée gratuits:  Botero, Musée de l’armée, Museo National
  • Cathédrale de Sel de Zipaquira: Aller en Transmilenio jusqu’à Portal del Norte puis bus direction Zipaquira (inutile d’y aller en tour)
  • Zipaquira étant plus ou moins sur la route entre Bogota et Villa de Leyva, il peut être stratégique d’y dormir entre la capital et le jolie village, ça fait économiser argent et temps de transport.
  • De l’aéroport de Eldorado au centre ville de Bogota (notamment la Candelaria), prendre une navette gratuite à l’aéroport (bus vert, inscrit « aeropuerto ») qui vous emmène jusqu’à un terminal de Transmilenio d’où vous pourrez rejoindre le centre avec le bus L10.

 

2 thoughts on “1er pas en Colombie: Bogota, a la orden!

  1. Fabio

    Merci pour l’article, je pars dans moins d’un mois pour 3 semaines en Colombie, en commençant évidemment par Bogota.
    Aurais tu le contact de cet Australien qui fait un tour du street art ? Je suis tres intéressé !
    Et si tu as quelques conseils ou autre je suis preneur!
    Cordialement
    Fab

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