La Paz, la jungle urbaine la plus haute du monde!

Après le petit tour à Cochabamba, 7 heures de bus ultra confort en direction de la plus grande ville de la Bolivie: La Paz.

L’arrivée sur La Paz est assez impressionnante: on arrive par les hauteurs et on aperçoit à travers les vitres du bus la ville qui s’étend sur les flancs des montagnes et dans la vallée, avec ses maisons en brique à perte de vue.

On a passé en tout 5 jours à La Paz. C’est pas mal et pourtant on a pas eu le temps de tout faire. La faute sans doute aux quelques soirées qui ont quelque peu réduit les matinées suivantes au néant et la faute également aux musées qui ont des horaires peu pratiques.

Cependant, on a eu le temps de voir l’essentiel:

  • Un « party hostel »

(comprenez un hostel dans lequel il y a un bar, dans lequel il y a des soirées tous les soirs) dont le bar au 7ème étage donne une vue canon sur la ville. Et donc évidemment faire la fête dans cette ville réputée chez tous les voyageurs en Amérique du Sud comme l’une des plus fêtardes.

  • Faire du shopping:

la Bolivie est le pays le moins cher du coin: l’artisanat est canon et ne coute rien. Et La Paz serait la meilleure ville du pays pour acheter les souvenirs, donc on s’est laissé tentés. Il y a évidemment les marchés (il y en a partout et ils sont immenses) mais si on cherche un bonnet plutôt qu’une courroie et des gants plus que des faux maillots de foot, il faut bien mieux aller dans les rues touristiques et enchainer les magasins d’artisanat/souvenir. C’est ce qu’on a fait en gros toute la première journée à La Paz.

  • Voir le « marché aux sorcières ».

En fait de marché ce sont quelques boutiques les unes à côté des autres, mais ça reste quelques chose de voir les fétus de lama suspendus au plafond et toutes les herbes, poudres et liquides disponibles.

DSC05771

Pour la petite histoire, selon la tradition Aymara (l’une des ethnies les plus représentées en Bolivie), il est de coutume d’enterrer un foetus de Lama séché sous sa maison avant de commencer la construction de celle-ci. Cela évitera les problèmes pendant la construction de la maison.

  • Voir un combat de catch.

Il y a un spectacle assez connu ici qui est le combat de catch des Cholitas (les femmes habillés en tenue traditionnelle), celui-ci à lieu tous les dimanches.

Et voilà qu’en nous promenant ce dimanche là, nous sommes justement tombés sur unDSC05843 groupe de cholitas qui nous ont proposé de venir les voir combattre ce même après midi. Le show à lieu à El Alto, un ancien quartier de La Paz devenu commune et situé sur les hauteurs. On avait prévu d’aller ce jour là à El Alto, ça tombait bien.

Nous avons donc pris l’un des téléphériques flambant neuf de La Paz, qui pour 35 centimes d’euro à rempli la double tâche de nous emmener à Et Alto et de nous offrir une vue incroyable sur La Paz (les photos ne rendent pas hommage à la vue malheureusement). Une fois arrivés en haut, c’était jour de marché. Et le marché de El Alto il ne rigole vraiment pas, on a marché pendant bien une heure dans le même sens avant d’arriver au bout. Et il y a plusieurs allées, je vous laisse imaginer la taille du truc! Bref, tout ça pour arriver dans un gymnase avec un ring, 20 chaises et 10 personnes dans le public. On s’est vite rendu compte que l’on n’était pas au vrai spectacle de cholitas catcheuse mais à une imitation.

Ce n’est pas très grave on a quand même beaucoup rigolé. Entre les matchs très mal faits du début, la mise en scène assez bancale, le côté « what the fuck? » quand une mascotte lama fait son apparition au milieu d’un combat, des touristes japonais qui ne pouvaient plus s’arrêter de rigoler comme des possédés et certaines catcheuses vraiment drôle, on doit avouer qu’on a finalement passé un bon moment (même si on a failli partir au bout du 2ème combat).

La redescente sur La Paz dans un bus collectif a été beaucoup plus longue, le temps de se rendre compte que cette ville est vraiment un marché géant et que je préférerais avoir une jambe en mousse ou 30 canards qui me suivent tout le temps que de devoir conduire 5 minutes dans ces rues hyper pentues, noires de monde et de bus.

  • Craché nos poumons

La Paz est (dans les quartiers du centre du moins) une ville assez dure à vivre. Elle est d’une part hyper pentue et presque aucune rue n’est plate, et d’autre part très polluée, avec énormément de véhicules dans tous les sens, de bouchons et donc de pots d’échappements. De plus elle est située à 3800 d’altitude, ce qui ne passe pas vraiment inaperçu.

Au final on passe donc son temps essoufflé.

  • Visité des marchés

Comme je l’ai dit, cette ville est un marché géant, il y a des marchés de partout et ils prennent des patés de maison par dizaine. C’est impressionnant.

On a donc vu se vendre à peu près tout sur ces marchés, mais ce qui à retenu notre attention et notre curiosité c’est le marché des miniatures.

Pour la (2ème) petite histoire, selon la tradition, quand on veut posséder un bien, on peut l’acheter en miniature et faire bénir cette miniature. Cela apportera de la chance et doit permettre d’acquérir ce bien dans l’année qui suit. Ces miniatures s’appellent des Alacitas.

DSC05860

Nous avons donc croisé des stands avec toute sorte d’objets miniatures: des voitures, des bus, des camions, des maison avec marqué dessus « avocat » ou « parking », et des immeubles avec marqué « hotel », des bouteilles d’alcool (?), des billets de banque, etc etc.

  • Vu des zèbres

DSC05858Pour la petite histoire numéro 3, la ville de La Paz embauche des jeunes défavorisés et des anciens toxicomanes en leur fournissant des costumes de zèbres, pour que ceux-ci tentent de rendre plus « civilisée » la circulation dans la ville. Apparemment ça marche moyen pour le côté circulation, mais ça a l’air pas mal pour le côté réinsertion.

L’initiative est originale et marrante. Mais ce qui est vraiment dingue c’est que ces zèbres passent toute leur journée comme s’il étaient dans la parade de Mickey. Ils sautillent, font des high-five aux passants, des blagues aux enfants, disent bonjour à tout le monde. Bref, des distributeurs de bonheur ambulants (et rayés). On s’est vraiment demandé comment ils faisaient pour être dans cet état là tous les jours, toute la journée!

  • Fait du tourisme en téléphérique

Evo Morales a offert aux gentils Pacenos (mais même aux méchants d’ailleurs) des beaux téléphériques tout neufs. Le dernier à été inauguré il y a quelques mois, et d’autres sont en projet. Ce téléphérique urbain, le plus haut et le plus long du monde, est impressionnant: flambant neuf, rapide, pas cher. Il permet aux habitants de gagner des heures et des heures de transport par semaine voire par jour.

DSC05802

Nous avons donc fait le tour des trois lignes déjà ouvertes, en profitant à chaque fois (et sans trop forcer du coup) de vues incroyables sur La Paz.

Il faut imaginer une immense vallée et les flancs des montages des deux côtés remplies de maison en brique, autour, des montagnes hautes et en fond, un magnifique glacier. Le tout donne des vues superbes tout au long de la « croisière ». Le top restant quand même la ligne rouge, celle qui emmène du centre de La Paz à la ville de El Alto, 500 mètres plus haut.

Pour la petite histoire (parce que c’est toujours sympa), sachez qu’il y a une excellente raison au fait que les maisons soient en brique et toutes en travaux. En fait les habitant ne doivent commencer à payer la taxe d’habitation que lorsque leur maison est terminée. Garder un aspect « en travaux » permet donc de faire des économies, plus que nécessaires pour beaucoup.

  • Et évidemment descendu la Death Road en vélo

Cela fait 5 mois que l’on voyage en Amérique du Sud et donc 5 mois que l’on croise dans les auberges de jeunesse des gens avec des t-shirt « Death Road survivor ». Forcement ça nous intriguait. 5 mois que l’on rencontre des voyageurs qui nous disent « vous allez en Bolivie, vous devez faire la Death Road, c’est génial ». Donc, comme on est polis, et qu’on est bien allé en Bolivie, on a fait la Death Road.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la Death Road c’est une route proche de La Paz, qui sillonne la montagne pour relier La Paz et Coroico. La particularité de cette route c’est qu’elle est ultra-dangereuse. En pente tout du long, longue, étroite, avec des éboulements, des traversées de rivière, pas de barrière de sécurité mais… un ravin énorme comme menace permanente (sans parler de l’alcoolémie au volant). Pas surprenant qu’il y ai eu des centaines de morts par an. D’ou le surnom de « Death Road » et qualificatif de route la plus dangereuse du monde. CQFD.

Mais vous vous en doutez, on ne s’est pas amusés à monter dans un van pour aller défier les statistiques. Cette route est plus ou moins fermée depuis 2005, depuis qu’une autre route a été construite, plus récente et beaucoup plus safe.

La Death Road est donc devenue une activité touristique majeure depuis qu’un mec a eu l’idée de la descendre en vélo.

Les choses n’avaient pas très bien commencées: en réservant nos places, la fille de l’agence nous à dit qu’il y avait des chances que l’on ne parte pas car la route était bloquée. Finalement elle nous à rappelé le soir pour nous dire qu’on partirait bien… mais à 5 heures du mat! Après une courte hésitations on décide de le faire quand même: on n’aura pas cette occasion tous les jours.

On est donc partis (à 5h du mat, la tête dans le … guidon) avec 2 de nos potes de voyages, pour se faire poser 2 heures plus tard en haut d’une montagne à 4800 mètres. Là il faisait bien, bien, froid,  juste le temps pour le staff de préparer les vélos et de nous donner gants, protège genoux, coudières, combi et casque et on s’est mis en route.

DSC05884

La première partie est facile, une route goudronnée qui descend pas mal et très peu de véhicules. On descend donc les uns après les autres en suivant le guide. Pas besoin de forcer du tout, on ne freine quasiment jamais tellement les courbes sont légères, on prend donc pas mal de vitesse. Le paysage est magnifique, on suit une vallée, passe dans les nuages par moment, en somme, l’éclate! Seul petit bémol, il fait super froid et les doigts prennent cher.

Après un bon moment de descente, on fait une pause petit dej qui fait bien plaisir, et on repart. Toujours de la route, toujours que du bonheur.

Un peu plus loin on remonte dans les van car la partie suivante de la route est en montée (on n’est pas là pour ça hein!).

Quand le van nous dépose, le paysage n’est plus le même: la route asphaltée laisse place à une route en terre: la véritable Death Road!

AGFA POCKET CAMCORDERAprès quelques consignes de sécurité, on se remet en selle. Là c’est plus pareil, les doigts sont bien placés sur les freins et on n’hésite pas à s’en servir. Au début on ne voit pas du tout le ravin, il est caché derrière les nuages, mais un peu plus tard, on passera dessous et là on se rendra bien compte que si on rate un virage, on finira 500 mètres plus bas avec les pieds qui viennent toucher nos dents…

Donc on reste prudents. Pas comme le mec qui a voulu doubler Maggy, a perdu le contrôle et a fait un tout droit… dans la montagne. On ne sait pas comment il a fini (il n’était pas de notre groupe) mais on estime qu’il a du se faire bien mal, et qu’il a eu de la chance de ne pas avoir été côté ravin à ce moment là!

A part ça, pas d’incidents notables, la ballade s’est poursuivie, on a continué à descendre, à essayer de prendre le plus de vitesse possible tout en gardant le contrôle. On est passé sous des cascades, on a traversé des petites rivières, déraillé (pour Maggy, ahah!).

Bon, avouons-le, il y a un moment moins sympa, le dernier tiers de la partie death road (environ) est une alternance de plat/faux-plat/montée. Il faut donc pédaler pas mal, c’est crevant. Heureusement, ce n’est pas trop long, et en plus on à droit à un Red Bull à l’arrivée.

En résumé cette Death Road à vélo on l’attendait depuis longtemps, on avait donc peur DSC05886d’être un peu déçu et au final… c’était GE-NIAL!! Pas de peur du tout mais des sensations fortes quand même, des paysages dingues et une super organisation de l’agence (Altitude).

On était claqués mais contents en rentrant sur La Paz (ce qui ne nous à pas empêché d’enchainer sur une grosse dernière soirée, rassurez-vous).

Après tout ça, c’est donc bien fatigués que l’on est montés dans le bus pour Copacabana (pas à Rio non, mais sur les bords du lac Titicaca).

2 thoughts on “La Paz, la jungle urbaine la plus haute du monde!

  1. Martareche Monie et Jean

    Je vous inscris pour l’année prochaine pour le Tour de France…après la Death Road à vélo , rien ne pourra vous arrêter…Bonne continuation dans votre voyage

    • Ben

      Ahah. Ok mais juste pour les descentes alors!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You may use these HTML tags and attributes:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>