Cartagena: le joyau colombien

Le trajet entre Santa Marta et Cartagena a été comme souvent plus long que prévu, on aura eu l’honneur de faire un changement de bus non prévu au milieu du trajet à Barranquilla, la quatrième ville de Colombie mais surtout la ville de naissance de Shakira. Et ouais!

Un aparté pour vous informer que Santa Marta est quand Valderramaà elle la ville de naissance de l’éternel Valderama et l’actuel Falcao star du football Colombien. On n’a pas eu l’occasion d’en parler, mais ici aussi le foot est évidemment une passion enflammée. Est-ce depuis la perf de l’équipe colombienne au dernier mondial ou non, je ne sais pas, mais tous les jours dans les rues on croise des dizaines de personnes avec le maillot de leur équipe nationale (un maillot fort joli d’ailleurs).

Je profite de m’être perdu dans les apartés (et parce que penser au maillot me fait penser à cela) pour vous raconter que la Colombie est un pays incroyablement coloré et musical. Impossible de se balader dans les rues sans voir du jaune de partout et sans entendre de la musique crachée à une puissance à faire danser un sourd. Vous pouvez imaginer le côté festif que ça donne. J’adore cette ambiance!

D’ailleurs, notre arrivée à Cartagena ne déroge pas à la règle (et bim! je retombe sur mes pieds) car dans le 1er bus, comme dans le 2ème, comme dans le bus local qui nous amène dans le centre historique, la musique (salsa, rumba, bachata et beaucoup de reggaeton) jouait à fond.

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Dès que j’y pense, j’enregistre un moment dans un bus colombien!

Le bus nous pose donc dans le centre et on se dirige vers un hôtel que l’on nous a conseillé (nous n’avions pas réservé). Celui-ci est complet, comme le suivant et le suivant et le suivant encore.

Le centre à beau être plein d’hôtels, ils ont l’air d’être tous complets. La faute au fait que l’on est Samedi soir, déjà, mais aussi et surtout au fait que se tient actuellement le festival du cinéma de Cartagena. Pas de chance (parce qu’on ne profitera pas du tout du festival).

Après avoir bien galéré, on fini par trouver vers 23h, deux places dans un petit hotel. Ça fera bien l’affaire pour la première nuit, le lendemain et les nuits suivantes on aura des places dans le 1er hôtel voulu.

Après cette arrivée fatiguante, on passera les jours suivants à bien profiter de la ville sans trop se presser.

Cartagena

Cartagena possède un centre historique à l’architecture coloniale absolument magnifique.

De jour comme de nuit il est vraiment agréable de l’arpenter dans toutes ses longueurs (en essayant de viser l’ombre et d’éviter le zénith quand même car il fait hyper chaud).

Nous avons visité le musée de l’inquisition, qui explique les objectifs et les méthodes de l’inquisition espagnole (ça fait froid dans le dos) qui avait fort à faire ici, où le fort métissage et mélange des population entrainait forcement des différences de culture.

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Nous avons également visité le fort de San Felipe de Barajas. Un fort qui était censé protéger l’importante ville de Cartagena des attaques de pirates. Cette ville a en effet un lourd passif avec les pirates qui l’ont plusieurs fois saquée, et notamment le bien fameux Sir Francis Drake. Mais il n’y a pas que les pirates, étalé sur des centaines d’années, la ville a vu se chamailler les anglais, les français et les espagnols (évidement).

C’est pour protéger cette ville tant convoitée, car point d’accès important au riche continent Sud-Américain, qu’a été construit et plusieurs fois fortifié le fort de San Felipe.

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La visite était intéressante, même si l’audio-guide en faisait beaucoup trop et aurait pu diviser par 2 le temps passé dans le fort.

Le fort n’est pas la seule trace de ces protections si importantes, des murailles font le tour de la veille ville et on s’est un peu promené dessus, avec la mer des caraîbes d’un côté, la magnifique veille ville de l’autre.

DSC06736Nous avons bien mangé aussi ici, après avoir trouvé la meilleure glace de colombie (La Paletteria) et un super resto (là tout de suite je n’ai plus le nom) qui sert pour pas très cher des poissons délicieux accompagnés de riz à la noix de coco, grande spécialité de la côte.

Le grand malheur de Maggy

Malheureusement, tout ne peut jamais être parfait, et Maggy à connu un grand malheur dans cette belle ville, voici son témoignage:

« J’en suis encore toute bouleversée. Je me sens triste et en colère à la fois… En colère contre ce policier qui ne m’a pas laissé passer, qui ne m’a pas laissé la chance de voir un de mes rêves s’accomplir… Il était là, juste là, à quelques mètres et à cause de ce policier… Ma rencontre avec Ricky Martin aurait été magnifique je le sais et tout a été gâché. »

Voilà, Ricky Martin, lui même, était là, dans une rue à quelques mètres de nous en train de tourner un clip. Sauf que le flic ne nous a pas dit pourquoi la rue était fermée. Sinon, on aurait trouvé un moyen d’y aller. Enfin surtout Mag.

Quant à moi ma galère à été de vouloir aller nager un jour, de trouver une piscine magnifique sur internet, de faire 40 minutes de bus local pour y aller, de marcher 15 minutes, pour voir cette belle piscine…. et apprendre qu’elle n’était pas ouverte au public. Décidément, je n’arriverai jamais à entretenir mes talents amphibiens (déjà bien perdus en fait).

Après ces quelques jours à profiter pleinement de la douceur et de la beauté de Cartagena, ville coup de coeur, nous allons rejoindre des amis au Panama voisin.

Direction le Panama

Mais il n’est pas si simple de franchir la frontière entre la Colombie et le Panama.

Il est en effet impossible de passer par la terre, le « Darien Gap » faisant barrière. Ce «bouchon de Darien », situé à cheval sur le Panama et la Colombie est une zone de fôret et de marécage qu’aucune route ne traverse. Elle est de plus un repaire de FARC, narcotraffiquants et guérilleros. Autant vous dire que personne ne s’y aventure.

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Cette zone est donc une limite plus que symbolique entre l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale qui s’ouvre sur l’Amérique du Nord.

D’ailleurs, même la fameuse route Panaméricaine, qui s’étend sur plus de 40 000 km de l’Alaska en Terre de feu, a ici un tronçon manquant.

Bref, tout ça pour dire que si vous voulez aller (comme nous) de Colombie au Panama et inversement, il faut chercher un autre moyen.

Les autres moyens sont assez rapides à énumérer:

1/ Avion = cher

2/ Ferry = assez cher et inconfortable (ou confortable mais très cher)

3/ Voilier via les San Blas = un peu cher aussi, assez inconfortable, mais une sacrée expérience que vous allez avoir grâce à nous la chance de découvrir dans un prochain numéro!

2 thoughts on “Cartagena: le joyau colombien

  1. Martareche Monie et Jean

    Maguy…je compatis pour Ricky Martin…..

    • Mag

      Oui je sais que beaucoup de personnes compatiront!

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