Coup de cafard à Yangon

Nous n’avions pas de guide de voyage sur le Myanmar, on a donc fait quelques recherches sur internet le jour avant de partir. Mais ce pays change tellement qu’il est difficile de trouver de bonnes informations.

Premier exemple, nous avions lu sur internet qu’il fallait négocier le taxi à l’aéroport car on nous demanderait 10$ pour le trajet jusque downtown. La technique de négociation était expliquée et je l’avais bien retenu. Mais surprise, après le passage de l’immigration, qui fut très simple, on tombe sur un accueil taxi. La jeune fille nous demande où on va, nous donne le prix, un ticket et nous fait conduire à un taxi. Ce sera donc 7$, non négocié et non négociable.

On arrive ensuite à notre auberge, dans une rue en piteuse état qui ne fait pas rêver. Le prix de l’hébergement est cher dans ce pays par rapport au reste de l’Asie du sud est et surtout pour les prestations perçues. Pour 2 nuits en dortoir de 4 personnes, ce sera 64$. Pour ce prix c’est salle de bain commune un peu crado et draps pas très propres. Les cafards et les fourmis c’est du bonus.

On s’installe rapidement et on part à pied vers la pagode Shwedagon car Ben pense que ce n’est pas très loin. Au final, on mettra bien 30min à y arriver. Il fait déjà nuit et de l’extérieur on peut voir la pagode dorée tout éclairée. On se déchausse à l’entrée et on nous donne un sac plastique pour nos chaussures puis on prend l’ascenseur, on marche dans un long couloir et on débouche dans le site.

Bien sûr il faut payer l’entrée mais on n’a pas assez d’argent sur nous. Un des « vigiles » nous conduira jusqu’à un distributeur placé entre 2 petits temples. Puis on paye, on récupère notre joli petit autocollant qui doit vouloir dire « touristes » et c’est parti pour la visite.

DSC01292C’est immense, ça brille de partout! Ou que vous tourniez la tete vous pouvez voir des buddhas: petits, grands, assis, allongés. Sur certains des sortes d’auréoles lumineuses ont été ajoutées.

Il fait déjà nuit et pourtant il y a encore plein de monde qui se balade. On croise des moines qui prient ou qui discutent, des groupes d’amis assis par terre, des femmes qui font des offrandes. On a l’impression que c’est un lieu de rencontre pour les birmans, et pas seulement un lieu de culte.

On avait pu lire que l’accès à internet au Myanmar était très rare. Et bien 2e exemple que les choses évoluent vite: il y a le wifi gratuit sur le site.

On est ensuite rentrés à l’auberge pour leur demander où on pouvait manger et on nous a indiqué un restaurant dans la rue…un restaurant français! On a ainsi pu fêter notre arrivée en Myanmar par 2 verres de vin du Languedoc! On mangera typique une autre fois.

Ensuite c’est dodo pour ma part car j’ai attrapé la crève à Koh Phangan et ça fait 2 jours que je ne me sens pas très bien: je me couche donc direct après avoir pris des médocs. Ben lui regardera le match de foot sur l’écran du salon.

Le lendemain, après avoir péniblement réussi à émerger, on part explorer la ville et voici comment on résumerait:

Si tu aimes les cafards, les barbelés, les bidon-ville et les détritus, bienvenue à Yangon mon ami!

Oui je sais, ça peut paraitre très négatif, mais c’est vraiment comme ça qu’on a vécu ces 36h.

Pour que cela soit plus parlant, voici une vidéo de scènes de vie et paysages observés par la fenêtre d’un train faisant le tour de Yangon en 3h et que nous avons pris le 2e jour:

Dans la ville, on ne trouve pas de cabanes de ferraille mais des bâtiments délabrés. Les routes sont dans un sale état et les trottoirs sont pleins d’énormes trous qu’il faut éviter.

DSC01344La-dessus ajoutez que lorsque vous mangez quelque part, des cafards vous montent sur le pied comme ce fut le cas pour nous le 2e jour (et si il y en a sur vos pieds, il y a toutes les chances pour que leurs pattes aient trainées dans le contenu de votre assiette).

Alors là je l’avoue, tout ça combiné avec la fièvre et l’abrutissement provoqué par les médocs, a fait que je me suis vraiment demandé ce qu’on était venu faire dans ce pays. C’est la première fois que j’ai une telle pensée depuis qu’on est parti, première fois que je n’ai vraiment pas envie d’être là où je suis. Mais Ben me raisonne en me disant que pour le moment on n’a rien vu du tout.

Au bout de 36h, on quitte donc Yangon pour se rendre à Hpa An, plus au sud est. On fait le trajet dans un bus qui n’est plus de toute jeunesse et entourés de locaux. On espère vraiment y trouver ce qui fait dire à toute personne rentrant de ce pays qu’elle a fait un voyage extraordinaire.

Et dernier exemple, on avait lu que seulement 8% de la population était équipée d’un smartphone et bien là tout de suite dans le bus, ils sont tous en train de jouer sur leur Samsung.

Le pays semble donc être en plein changement.

5 thoughts on “Coup de cafard à Yangon

  1. Martine & José

    La misère et la pauvreté se sont invitées dans votre voyage .
    Dur dur , ce n’est pas facile à vivre pour des parisiens !
    Mag , nous mettrons ton coup de blues sur la fièvre et les médocs
    Nous espérons que c’est maintenant fini et que le meilleur est effectivement à venir

    Bon courage à vous deux !

    • Mag

      Ca va beaucoup mieux, le reste du pays est vraiment joli et les birmans incroyablement gentils et souriants!

  2. MARTARECHE

    Coucou les jeunes !!!
    Wouhaaa et bien pour ce coup là je préfère pour vous que pour moi ! mais je constate qu’on peut quand même voir du foot à la TV !!!!! mdr !!!! Bises

  3. Martareche Monie et Jean

    Comment le wifi gratuit, restaurant Français et tu voudrais Maguy nous faire croire que Myanmar n’est pas paradisiaque ????
    Il faut bien qu’il y ait des petits « couacs dans votre tour du monde….allez le meilleur reste à vivre en Birmanie…
    Gros bisous à vous deux

    • Mag

      Effectivement, le meilleur est venu après et vous verrez ça dans les prochains articles!

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