Fiesta Gaucha à San Antonio de Areco

Chaque année se tient dans un petit village de la Pampa (oui oui, la Pampa est vraiment le nom d’une province du pays et pas seulement une expression pour dire « au milieu de nulle part ») LA fête qui rassemble tous les gauchos du pays: le Dia de la tradicion, ou jour de la tradition. Et si l’on en croit tous les guides qu’on a pu lire, c’est réellement la seule occasion de voir des vrais gauchos et non pas des gauchos en carton pour touristes qui vont faire du cheval dans les estancia.

Normalement, cette fête a lieu autour du 10 novembre. Et nous y étions donc allés avec ma famille, tous fiers qu’on était de pouvoir leur montrer la vraie Pampa. On s’était levé tôt pour prendre le bus pendant 2h avant d’arriver au village et d’attendre pendant 1h un taxi pour nous emmener au bed and breakfast réservé dans un autre petit village, puisque tout était plein à Areco même. Et tout ça pour apprendre que pour cause d’inondation les jours précédents, la journée était reportée au 29 novembre.

Le 29 novembre, on a voulu retenter notre chance et on a embarqué avec nous Alba, une espagnole rencontrée dans notre auberge de jeunesse.

A 9h30 du matin on part prendre le bus et on arrive vers midi a San Antonio. Et la surprise! Les festivités ne commencent qu’à 14h.

DSC04686Donc pour attendre on va visiter le musée du gaucho. Il est dans une ancienne pulperia: c’est à dire un bar de Gaucho où les copains du proprio pouvaient entrer et les autres étaient servis à travers la grille! Oui, parce qu’ils sembleraient que les gauchos avaient le dégainage de couteau facile.​

Y a aussi un petit jardin avec puit d’origine et une reconstitution de fort de l’époque avec tout l’équipement typique du gaucho à l’intérieur.

Quand on a fini notre visite, on se dirige vers le champs qui accueille la manifestation et on se dit qu’il n’y a pas foule mais les gens arrivent en fait au fur et à mesure et s’installe autour de l’enclos avec leur table, leurs chaises et leur pic-nique. Comme on est beaucoup moins bien équipé, on va s’acheter un choripan et du vin au stand ravitaillement.

DSC04714Le spectacle commence avec une sorte de rodéo où un gaucho monte sur un cheval attaché à un poteau. Le cheval est détaché et il lui donne des coups d’un truc qui à l’air de faire sacrément mal, pour qu’il se braque. Le but étant de rester le plus longtemps possible jusqu’à ce que deux autres débarquent et encerclent le cheval pour arracher le gaucho de son cheval…  Voila, voila. Bon, si vous lisez mes articles régulièrement, vous vous doutez bien que le cognage de cheval ne m’a pas fait bonne impression.

 

DSC04732A coté par contre, il y avait une sorte de jeu d’adresse où des tous petits anneaux étaient accrochés à une corde qui pendait et les gauchos arrivaient au galop pour essayer de décrocher l’anneau en faisant passer une baguette dedans. Ok, c’est peut-être moins impressionnant mais beaucoup plus respectueux de l’animal.

 

Et comme toute fête, il y avait aussi des petits stands où faire des emplettes. Mais ici, pas de bijoux ou de petits chevaux, seulement du vrai matos de gaucho!

Effectivement on ne s’est pas du tout senti à un spectacle pour touristes, mais à une vrai manifestation. Il suffisait de tourner la tête et de voir tous les gauchos qui nous entouraient pour être convaincu.

On attendait avec impatience « las tropillas », une épreuve qui consiste pour chaque gaucho à rassembler le plus vite possible ses chevaux perdus aux milieu de dizaine d’autres en un temps minimum; quand il s’est mis à pleuvoir! Et pas qu’un peu, un vraie tempête!

…du coup, fini le dia de la tradicion…

On a couru se mettre à l’abri dans le musée avant d’être gentiment pris en stop par deux argentins qui nous ont ramené dans le centre ville. On en a profité pour montrer à Alba le bar très vintage qu’on avait déjà eu l’occasion de voir avec ma famille et puis on a à nouveau recourru sous la pluie pour aller négocier un bus plus tôt que prévu : au moins ça on l’a réussi!

On est rentré à Buenos Aires dans un bus à fond de clim, complètement trempés… et à la fin complètement enrhumés avec le sentiment que décidément, le dia de la tradicion ne voulait pas de nous.

One thought on “Fiesta Gaucha à San Antonio de Areco

  1. Val

    Apparemment chez les Gauchos, si à 5 ans t’as pas ton chapeau, t’as raté ta vie

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