Laos 2ème: Arnaques, teams et botaniques

On continue donc de descendre le Laos en ligne droite, et toujours en compagnie de Matjis, un Hollandais qui était dans le slow boat (et avec qui on fera finalement l’intégralité de notre séjour au Laos. Je vous laisse imaginer le bien que ça a fait à notre anglais!).

Une des particularité du Laos est d’ailleurs que le pays est assez étendu du nord au sud. La plupart des voyageurs choisissent donc un sens et font en général le même trajet:

Arrivée de Thaïlande par le Nord // Luang Prabang // Vang Vieng // Ventiane (en option) // Pakse (option) // 4000 îles // sortie au Cambodge par le sud. Ou inversement.

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Ce n’est évidement pas le seul itinéraire possible et il y a bien plus que ça à voir au Laos, mais c’est l’itinéraire de base. On retrouve du coup encore plus qu’ailleurs les même têtes dans chaque ville: « ah lui il était à Luang Prabang » « tiens, c’est le xxxx (nationalité quelconque, mais très souvent français ou hollandais) qui était à Vang Vieng » etc.

Pakse et le plateau des Bolovens

Après Vang Vieng, on continue donc notre séjour à Pakse, que l’on rejoint en prenant d’abord un bus jusqu’à Ventiane, puis un bus couchette. Non, pas un bus de nuit qui s’incline, un vrai bus couchette. Un peu comme celui que l’on avait pris entre Yangshuo et Shenzhen, pour ceux qui s’en souviennent. Sauf que là les couchettes sont doubles: un peu comme des lits doubles mais assez étroits et pas très long.

Quand on est en couple pas de problème (enfin Maggy m’accuse quand même d’avoir pris la place toute la nuit, mais je pense qu’elle bluffe), mais pour une fille seule c’est une autre histoire. Comme par exemple pour Laetitia, une française qui a fait une drôle de tête quand elle a vu débarquer Matjis, notre pote hollandais; 1 bon mètre 90!

Mais ce rapprochement forcé permet aussi de créer des liens, et Laetitia et son couple de potes se joindront à nous pour faire l’attraction principale de Pakse: louer des scooter et partir faire une boucle de 200 km dans le plateau des Bolovens.

A l’image de notre séjour au Laos, on ne se pose pas à Pakse et on enchaine direct: sortie du bus à 7h du mat, à 9h on était repartis sur nos scooters.

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Le plateau a un peu été un déception pour nous: oui le paysage est joli, oui on traverse des petits villages où les enfants nous saluent en lançant des grands « Helloooo! », oui il y a des belles cascades à voir et on était un petit groupe sympa. Mais on a pris la pluie presque tout du long, avec de la grêle parfois, l’hébergement à la ville-étape était un peu cher et pourrie et (mais ça c’est de notre faute) nous avons fait tout ça sans trop s’arrêter, donc vraiment l’impression de bouffer des bornes sous la pluie, dans le froid pour rien…

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Comme dans l’ensemble au Laos donc, on aura l’impression d’avoir fait un truc qui peut être très sympa, mais pas à cette période.

Notre principale récompense de ce tour au plateau des Bolovens aura été un excellente fondu/barbecue la soir. Enfin une vrai quantité de viande dans une assiette, c’est tellement rare ici!

On fini le tour vers 15h le lendemain et à 17h on prend un tuktuk direction notre dernière étape au Laos: les 4000 îles, un ensemble d’iles sur le Mékong (toujours lui) réputé paradis sur terre. En vrai il n’y a que trois îles, surtout à cette époque où le Mékong est très très haut, tout le reste est sous l’eau.

De Pakse aux 4000 îles

Dans les faits le paradis a pris un air d’enfer pour nous au début:

  • On part donc à 17h de Paksé, contents de nous parce qu’on a trouvé un tuktuk local et pas un bus de touristes. Le mec au guichet nous dit que l’on en a pour 4 heures et que ça coutera 40 000 kyp.
  • On arrive en effet 4h plus tard à la toute petite ville où l’on doit prendre le ferry la barque pour les iles.
  • Au final le chauffeur nous demande de payer 50 000. La différence n’est pas dingue bien sur, mais bon nous annoncer un prix et en faire payer un autre quand on est de nuit au milieu de nulle part, on n’aime vraiment pas.
  • Bref on prend nos sacs et on fait les 300 mètres jusqu’à l’embarcadère sous une pluie comme seule l’Asie en connait.
  • Là le chauffeur de bateau nous dit qu’il n’y a plus de bateau pour l’ile sur laquelle on voulait aller. Ce n’est pas grave on ira sur l’autre. Et il nous demande 50 000 par personne pour la traversée. On avait vu dans le guide que normalement c’est 10 000… mais rien à faire il ne lâche pas. Il nous explique que c’est parce qu’il est tard et on comprend que de toute façon c’est ça ou dormir sous un pont en attendant le premier bateau le lendemain. Et comme de toute façon il n’y a pas de ponts, on n’a pas le choix.
  • 5 minutes de traversée plus tard nous voici à Don Det, l’une des deux îles habitables.
  • La pluie tombe toujours sur nos têtes et nos sacs et on décide donc de manger un morceau avant de faire le tour des hôtels. Pas de chance la pluie ne se calme pas et l’unique rue de la ville étant en terre, c’est un champs de boue incroyable dans lequel je casserai mes tongs.
  • On ne trouve rien d’intéressant et on fini donc dans un bungalow très basique, dont les fenêtres ne ferment pas, dont les moustiquaires ont des trous par lesquels on peut presque se faufiler pour sortir du lit. Lit qui est lui même plein de puces. Ça donne envie, non?
  • Ah et en allant demander les clés, pieds nus car tongs cassés, je m’enfonce une boucle d’oreille dans le pied.

>>> A ce moment on n’a qu’une envie c’est de partir tout de suite et très loin. Enfin pas si loin, 30 km au sud nous suffirait, pour sortir de ce pays et être au Cambodge <<<

Les 4000 îles: Don Det et Don Khong

Heureusement le lendemain se passe mieux, on change d’hôtel, il ne pleut bizarrement pas et on peut louer des vélos pour aller se caler dans un bar très sympa au bord des chutes d’eau.

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Mais ne croyez pas que l’on ne fait que se caler dans des bars hein, pour y aller on a galeré plusieurs heures à pédaler/s’enfoncer dans la boue laissée par une pluie de 10 heures et ensuite on a pédalé pas mal de temps sous le soleil. On avait bien mérité notre Beerlao.

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Et là il faut l’avouer on se rend compte que ces deux îles (Don Det et Don Khong) sont vraiment très belles: pas de béton, plein de petits villages de pêcheurs, de la nature, des rizières, des boeufs, des cascades impressionnantes.

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Donc encore une fois, même conclusion, les 4000 îles ça peut sans doute se transformer en paradis, mais pas en ce moment.

… enfin si, je pense que c’est un paradis permanent pour tout consommateur d’herbe! Celle-ci se commande directement au bar, en même temps que son Mojito. Une ambiance « amsterdamaise » règne ici sur Don Det.

Pour notre dernière soirée sur l’île (et au Laos) nous nous sommes d’ailleurs offert une soirée bien tranquille: commencée par un « all-you-can-eat barbecue » suivi d’un callage dans un bar où on a pu jouer à la Xbox. Chill-out time, c’est un peu le mot clé du Laos!

Le troisième jour au matin, nous voici donc de nouveau sur la route, fin de notre séjour au Laos, et direction le pays juste au sud, la Cambodge! Et ce trajet ne sera pas reposant non plus…

2 thoughts on “Laos 2ème: Arnaques, teams et botaniques

  1. Sonia et Nicolas

    Coucou Magali,

    Nous suivons avec beaucoup d’attention votre périple qui est JUSTE exceptionnel….
    Grâce à vous nous voyageons un petit peu…ici l’atmosphére est loin d’être similaire.
    Nous sommes heureux de pouvoir regarder vos photos et de te voir rayonner souvent, bouder parfois…
    Nous attendons avec impatience vos prochains post.

    Pour info Camille d’on the moon s’inspire actuellement de votre blog pour organiser un tour de l’asie en 365 jours….

    Tu nous manques mais qu’est ce que tu as eu raison de faire ce choix….

    A bientôt.

    Sonia et Nico

    • Mag

      Merci beaucoup pour votre commentaire et le suivi! J’imagine bien qu’au bureau, c’est moins… exotique! J’espère que vous allez tous bien et je vous embrasse tous. Et je suis complètement de votre avis sur mon choix! On fera le bilan à la fin mais déjà, au bout de 4 mois, j’ai l’impression d’avoir beaucoup appris. Pour Camille, si elle a des questions qu’elle n’hésite pas. Je pourrais peut-être me reconvertir en conseillère tour du monde!

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