Les mystères de Pékin: 1ère partie

Après ces jours passés en Sibérie et en Mongolie, arriver à Pékin c’est se prendre en pleine face les énormes néons rouges, les grandes tours, les 3 périphériques et la pollution. Un petit choc citadin donc, mais nos habitudes parisiennes reprennent vite le dessus et on s’adapte.

Pour être honnête, de toutes les destinations prévues dans notre voyage, la Chine était celle que j’appréhendais. Plus précisément, j’appréhendais la rencontre avec les chinois. J’en avais l’image d’une population un peu crado, qui crache tout le temps par terre, pas agréable du tout, sans aucune patience à l’égard des étrangers, qui ne parle pas un mot d’anglais, et avec un don pour l’arnaque.

Comme en plus, nous avons prévu de passer 1 mois dans ce pays, je n’étais pas sûre de supporter!

A peine arrivés à la gare d’Elian, à la frontière, j’ai vécu ma première confrontation à cette nouvelle culture. Je vais aux toilettes et elles sont toutes prises, j’attends donc mon tour. Une femme sort de l’une d’entre elle et une chinoise qui était derrière moi me pousse pour me passer devant.

Ok, j’ai compris, ici on joue des coudes donc! Et ca va être comme ça pendant 1 mois!

En vrai, après être restés quelques jours à Pékin, j’ai clairement fait évoluer mes représentations.

Oui on a essayé de nous arnaquer 2 fois, oui tout se négocie, oui les chinois ne font pas la queue, oui certains crachent dans la rue (ce n’est pas tant que crachat qui dégoute que le profond raclement de gorge qui précède). Mais on a aussi rencontré une majorité de gens qui ont été très aimables avec nous, qui on pris le temps d’essayer de nous comprendre ou de nous aider (et on a eu besoin d’aide!).

Et donc Pékin c’est comment? Et bien c’est génial, magnifique… J’ai adoré! Le mélange du moderne avec le traditionnel donne un charme de dingue à cette ville. Les parcs sont magnifiques et remplis de personnes qui dansent, qui font du diabolo, du tai chi. Le style vestimentaire est incroyable, on dirait que les gens portent ce qu’ils avaient envie de mettre ce matin sans se soucier de savoir si le bas va avec le haut! Ca donne des choses incongrues mais aussi des silhouettes super originales. Bref, j’ai eu un coup de coeur.

Et pour ce qu’on y a fait et vu:

1er jour: 

Comme on va passer 1 mois en Chine, on a donc voulu acheter une carte prépayée. On se rend donc à China mobile ou bien sûr personne ne parle anglais! Mais on tombe sur une vendeuse très sympathique qui essaie de nous comprendre et de nous parler via une application de traduction. On finit enfin par nous tendre un contrat tout en chinois que Ben signe. Vu que nous ne comprenons rien, il a peut-être signé quelque chose qui l’engage à vie ou qui indique qu’il accepte de vendre son âme au diable!

On rejoint ensuite le quartier des lacs.

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C’est mignonet ces grandes étendues d’eau entourées de petits bars et restaurants. Et comme il se fait faim, on rentre dans un restau de locaux ou rien n’est écrit en anglais et où personne ne le parle non plus. Grâce au Lonely Planet, on a le nom des plats en pinyin, c’est-à-dire le chinois écrit avec nos caractères. On se lance dans les tentatives de prononciation et ça marche! Ce sera donc 2 brioches à la viande, des nouilles et un potage.

Ensuite on va visiter la Drum Tower, une ancienne tour avec des tambours énormes à son sommet qui permettaient de sonner l’heure pendant des siècles. Et puis ensuite on va à la Bell Tower, même principe mais avec une cloche. Alors que la Drum est intéressante, surtout pour la reconstitution du battement de tambour, la Bell n’est pas indispensable.

Puis se sera une balade dans les hutongs. Les hutongs ce sont des très anciens quartiers pékinois, restés comme ils étaient traditionnellement, avec des rues étroites et des petites maisons grises. Se promener dans ces rues c’est comme se plonger dans l’album de Tintin et le lotus bleu. On y croise des vendeurs de brioche à la viande, des touktouk, des lanternes, des gens qui jouent au Mah-jong, aux cartes…

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Fun fact: la plupart de ces maisons traditionnelles n’ont pas de toilettes, ce qui fait que la ville a installé des toilettes publiques toutes les 2 min de marche. Et surtout, les toilettes publiques masculines à Pékin ce sont souvent aussi des toilettes collectives.

 2e jour:

Départ pour le Silk Market, soit le marché du faux (il ne reste plus beaucoup de vendeurs de soie). Dans ce centre commercial, on trouve plein de petites boutiques spécialisées dans la contrefaçon de chaussures, de sacs, de vêtements, de montre… J’en profite pour acheter des baskets New Balance (ou plutôt New Balasse puisque se sont des fausses) en négociant comme une chef. Non en vrai, c’est sûr que je pouvais les avoir encore moins cher mais je n’avais pas encore d’entrainement.

Puis ce sera déjeuner dans un hutong, dans un restaurant qui fait un barbecue de mouton. On t’amène une patte de mouton précuite et ensuite tu continues toi-même à la faire cuire au dessus d’un feu au centre de la table. C’est la régalade mais on a beaucoup de mal à couper la viande. Au final l’addition sera beaucoup plus salée que ce qui était indiqué dans le guide. Et là on intègre bien qu’en Chine, il faut toujours demander le prix avant.

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Ensuite on visite le Lama Temple qui est magnifique et on en ressort en sentant l’encens.

Puis le Confucius temple qui parait un peu fade à côté.

On part faire un petit peu de shopping dans un des grands centres commerciaux que l’on trouve partout.

Puis on rentre, on veut retirer de l’argent et là… c’est le drame… avalage de carte par la machine! Ce moment va clairement marquer le début de longs problèmes! Mais à ce moment-là, on espère encore que ce sera comme en France: rapide et simple! On appelle donc le Customer Services à l’aide du téléphone à côté de la machine. On arrive à avoir quelqu’un qui parle anglais et qui nous explique qu’elle va nous envoyer un texto avec l’adresse de l’agence dans laquelle il faudra se rendre pour régler le problème.

Le moral dans les chaussettes, on va se coucher.

Mais que va-t-il se passer ensuite? Ben & Mag arriveront-ils à récupérer la carte bleue? Vont-ils devoir travailler dans une usine Apple pour gagner de l’argent? Mag va-t-elle devoir revendre ses New Balasse? 

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