Les palafitos de Chiloe

Pour se rendre sur Chiloé il faut monter dans un bus (à Puerto Varas pour nous) qui lui-même après une petit route montera dans un ferry pour une traversée d’une demi-heure.

L’île de Chiloé, deuxième plus grande île du continent (après la Terre de Feu) est située à l’ouest du Chili, un peu au sud de Puerto Montt. On réalise que c’est donc l’endroit le plus austral où nous sommes allés dans notre vie. Pour le moment… L’île est réputée pour ses églises en bois qui sont environs 150 et pour sa pluie qui tombe 300 jours par an.

Ça ne manque pas, il pleut quand on part de Puerto Varas et il pleut toujours quand on arrive sur le ferry, et il pleut quand on arrive dans la ville de Castro, la capitale de l’île.

Heureusement ça se calme un peu et on peut faire 4 fois le tour de la ville pour trouver notre auberge. Pas chère, avec une jolie vue sur la mer, propre, mais encore une fois on est les seuls clients!

Au programme de cette première journée, balade dans la ville pour voir ses deux célébrités: l’église jaune et les palitos, ces maison sur pilotis. On ne les verra pas avec de l’eau sous les pontons car la marée est basse pendant toute notre balade, mais c’est quand même joli.

Au programme également, une bonne crêpe bretonne chez « Bon Appetit » un restau tenu par un jeune français qui a quitté son boulot en France pour faire une formation de « maître crêpier » et ouvrir sa crêperie ici. Il a donc fait en vrai le truc qu’on s’est tous (?) dit des dizaines de fois: « viens on lâche tout et on monte une crêperie à l’autre bout du monde ». Courageux. Encore plus courageux de venir faire ça sous la pluie selon nous, mais bon, peut être que ça lui fait penser à la Bretagne et que ça rend les crêpes meilleures… En tout cas ça faisait plaisir de manger de bonnes crêpes et aussi de parler un peu français avec le patron. On apprendra que le Chili est un pays ultra libéral où il ne paye aucun impôt sur le revenu. Uniquement la TVA. De quoi faire rêver pas mal d’auto-entrepreneurs.

IMG_4954Le lendemain, on prend un bus le matin pour aller visiter deux petites villes pas très loin de Castro. Dans la première, l’église est en rénovation, on se contentera donc de regarder les bateaux, faire un tour au marché d’artisanat et de gouter la spécialité de l’île, le curanto. Le curanto, c’est comme une assiette de fruits de mer mais en plus gras! En gros c’est des énormes moules cuites avec du lard. Donc quand vous mangez les moules, vous avez l’impression de manger… du lard!  C’est pas mauvais mais une fois nous suffira.

Ensuite, on visite une autre petite ville sans rien à faire où on se baladera un peu au bord de la mer.

IMG_4971Le soir, on fête nos 6 mois de voyage avec un pisco sour dans un bar (qui nous a un peu retournés) et un bon restau. Mettant à usage les crayons sur la table et son talent indéniable, Mag m’offre même une beau dessin en cadeau.

Départ le lendemain matin sous un soleil magnifique, direction Puerto Montt où nous attend notre gros bateau.

Le trajet sous le soleil est complètement différent, on voit que l’île est super verte (logique avec cette pluie) et super jolie avec sa mer transparente, ses forets, ses pâturages et ses très jolies églises.

Au final, on regrette d’être venu ici au lieu d’avoir passé plus de temps autour du Lago de todos los santos, mais se balader un peu sur l’île en louant une voiture par exemple peut être sympa si le soleil est là.

On arrivera toujours sous le soleil à Puerto Montt où on prend une chambre dans une maison avant d’aller se balader dans la ville. Sans aucun intérêt (tout a été détruit par un tremblement de terre en 1960) mais on a du temps à tuer avant de prendre le bateau le lendemain. Donc on se balade, on s’offre un Pisco Sour, on re-fête nos 6 mois dans un resto super bon, pas cher, sain et créatif. On a peut être mis la main sur le seul restau du Chili qui réunit ces quatre ingrédients. Bizarrement, on est les seuls clients du restau…

Le lendemain c’est le grand jour. On doit être avant 11h au port de Puerto Montt pour le check-in du bateau. On laisse nos affaires et ils nous disent qu’ils ont un peu de retard et que l’on doit donc revenir à 18h pour le départ!

Hop, encore une journée à tuer. On décide donc de se faire un ciné (Gone Girl, très bon!) puis je profite d’une bonne connexion dans un restau pour skyper ma famille au cas où on aurait un effet Titanic dans le bateau. Et enfin on se dirige vers le port.

One thought on “Les palafitos de Chiloe

  1. KARINE

    Que Mag continue à dessiner comme ça en rentrant vous faites un livre illustré de votre voyage, vous amassez du pognon et vous repartez faire un nouveau tour du monde pour découvrir ce que vous avez « râté » loool
    bon étant donné que j’ai soumis l’idée, une participation financière n’est pas exclue 🙂
    je rigole, bisous bisous

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