Nicaragua toujours: hôtel du paradis, volcano-boarding, Flor de Caña et repos bien mérité

Notre périple dans incroyable chaleur du Nicaragua se poursuit par l’un des highlights de tout séjour au Nicaragua: une excursion dans une lagune située dans un cratère de volcan: la Laguna de Apoyo. 

Beaucoup de touristes font l’excursion à la journée depuis Granada mais nous avons décidé de passer la nuit sur place histoire de profiter plus longtemps de la beauté et de la tranquillité du site. Ça tombe bien parce que l’on avait de toute façon fait un peu le tour à Granada. La ville est sympa mais pas dingue non plus.

Nous voici donc parti avec la navette d’un hostel pour 30 minutes de route jusqu’à la Laguna.

Laguna de Apoyo

DSC07266Le shuttle nous dépose à notre hotel, sobrement nommé Hostel Paradisio. Et franchement il porte très bien son nom. L’hotel est posé à flanc de cratère, sur plusieurs étages. A chaque étage des hamacs. Tout en haut on trouve les chambres (fort basiques) puis un restau avec vue sur la lagune, puis le coin TV/billard, la table de ping-pong, un terrain de pétanque (oui, c’est tenue par un français..) et enfin on arrive au bord de la lagune. Là encore un restaurant, un bar, des kayaks et une petite plateforme flottante pour bronzer tranquillement. C’est vraiment parfait, d’autant que la nourriture et les cocktails sont super bons et pas très cher.

L’eau de la lagune est bien chaude et surtout super calme (il n’y a pas de bateau ou autres engins à moteur). Quand il n’y pas de vent, on dirait une piscine géante où je n’ai pas manqué d’aller nager. C’est assez marrant de nager les yeux fermés sans faire gaffe à la direction car je sais qu’il n’y aura aucun obstacle sur mon chemin.

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On a trouvé cet endroit tellement relaxant qu’on a très vite décidé d’y rester plus longtemps que prévu. On aurait pu y passer 4 ou 5 jours si on n’avait pas nos billets d’avions déjà réservés pour les Corn Islands.

Masaya

DSC07275Le premier jour à la laguna de Apoyo, nous avons juste glandé et profité du lieu. Le deuxième jour, nous sommes partis en stop pour la ville voisine de Masaya. Après un tour au marché d’artisanat où l’on a acheté deux des fameux hamac nicaraguayens (un pour nous et un pour Kiki) et un repas typique, on est partis vers le volcan Masaya.

Le taxi nous a emmené en haut d’un premier volcan, dès la sortie on est agressés par une forte odeur de souffre. Il y a effectivement plein de fumée qui sort du cratère. Tellement que le chemin pour aller au point de vue le plus haut est complètement enfumé et donc fermé.

DSC07285Nous avons donc pris un autre chemin pour aller voir un deuxième cratère, et moi vers un troisième qui offre une jolie vue sur la Laguna de Masaya (une autre lagune, collée à la ville de Masaya). Pendant ce temps-là Mag est resté à l’ombre et en a profité pour faire connaissance avec une touriste du Venezuela avec qui elle a parlé de la situation politique actuelle de son pays… une conversation forte intéressante et assez flippante en même temps.

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Retour au Paradisio dans l’après midi, pour se remettre de la chaleur de la journée avec un bon bain. On décide ensuite de commander à manger au resto où j’ai la très mauvaise idée de saluer une canadienne avec qui j’avais échangé quelques mots la veille. Très mauvaise idée car celle-ci était complètement bourrée et a pris ce salue pour une invitation à nous rejoindre à table. S’en suit un monologue de sa part de 45 minutes, les yeux fermés, sur des sujets tout aussi intéressants qu’incompréhensibles. On a tous les deux passé ces 45 minutes à se demander comment on allait se sortir de là.

On a fini par lui dire qu’il fallait absolument qu’on aille à la réception avant qu’elle ferme (il restait bien 3 heures avant la fermeture, mais une bourrée n’a pas vraiment notion du temps).

Tout compte fait on a bien fait de s’esquiver et de ne pas passer la soirée à sympathiser avec d’autres voyageurs car ça nous a permis de nous lancer dans les recherches de notre BILLET DE RETOUR EN FRANCE. Ce qui n’était pas un mince affaire.

On a passé des heures et des heures à chercher la meilleur option: la plus sympa, moins galère et moins chère pour passer du Nicaragua en France, en passant si possible par les US pour quelques jours. On a fini par trouver, en modifiant tous nos plans pour la suite.

Du coup départ le lendemain matin pour Leon (alors qu’on pensait rester un jour de plus à la Laguna).

Leon

On prend donc un chicken bus de la Laguna à la route principale, un bus jusqu’à Managua puis un autre bus jusqu’à Leon. Et de la gare de Leon un tuk-tuk qui nous rappel de forts bons souvenirs asiatiques.

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Reconstruite de zéro après un tremblement de terre en 1609, Leon est une jolie ville, très chaude et connue pour être la ville du poète Ruben Dario ainsi que la ville de base de la lutte contre le régime de Somoza. En témoigne encore les nombreuses fresques sur les murs de la ville. Il y a également sur la place principale un « musée de la révolution ». C’est en fait un bâtiment complètement délabré devant lequel sont assis à longueur de journée des anciens héros de la révolution, qui attendent que des touristes de passage daignent s’intéresser un peu à leur histoire et les laisser leur raconter l’histoire de la révolte.

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Ces courageux révolutionnaires sont aujourd’hui complètement délaissés par le parti Sandiniste qu’ils ont contribué au risque de leur vie à mettre au pouvoir et qui aujourd’hui s’est bien éloigné de ses idéaux socialistes, à l’image de son président Daniel Ortega.

Mais pour les touristes les attractions principales de la ville sont ailleurs.

D’une part, il y a l’impressionnante cathédrale. Mais elle était en rénovation à notre passage.

Et d’autre par, il y a la descente du Cerro Negro.

Sandboarding sur le Cerro Negro

Sur ce volcan (tout noir, comme l’indique son nom) on peut depuis quelques années pratiquer une activité assez originale: le sandboarding. Si vous suivez bien, vous vous souviendrez peut être que nous avions déjà fait du sandboarding dans les dunes de sables d’Ica, au Pérou.

C’était très cool. Mais là on monte d’un niveau: on va faire ça sur les pentes abruptes d’un volcan en activité!

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Après avoir failli faire l’erreur de partir avec une auberge de gringo qui propose des tours avec 40 personnes, ultra bruyants et complètement américanisés, on a trouvé un plus petit groupe, bien plus sympa.

Nous voici donc partis en van avec notre chauffeur, un guide, trois nicaraguayens (dont un présentateur vedette d’une radio rock nationale), leur pote Cubano-Américain et leur copine Italo-nicaraguénne. Un super petit groupe hyper enthousiaste.

Après un peu de route, on commence à monter le volcan à pied, nos board en bois à la main (le cubain ayant dans son autre main un gros cigare, sinon il n’aurait pas été vraiment cubain).

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La montée passe assez vite, avec quelques pauses et pas mal d’histoires racontées par le guide. Il nous fait, entre autres, remarquer que si on creuse un petit trou dans le sables de quelques centimètres, le sable qui se trouve en dessous est incroyablement chaud. Une bonne façon de réaliser qu’on est vraiment sur un volcan actif.

Là on met nos combinaisons, nos gants, masques et foulard et c’est parti chacun son tour pour quelques minutes de descente. on est assis sur la board (c’est apparemment assez dur et moins fun debout). Chacun gère sa vitesse en freinant, ou pas, avec les pieds.

Une des filles du groupe arrive d’ailleurs en bas avec ses chaussures complètement brulées d’avoir voulu freiner fort après avoir pris beaucoup de vitesse.

On arrive en bas avec des graviers de partout, et le visage tout noir mais on s’est bien marrés, c’est vraiment une super expérience.

Le saint des saints; l’usine Flor de Caña

Le lendemain, on a profité d’être dans le coin pour aller visiter l’usine de Flor de Caña. LE rhum du Nicaragua.

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Le Flor de Caña est souvent considéré comme étant l’un des meilleurs rhum du monde. Il est omniprésent ici. Tout le monde le boit, tout le temps. C’est vrai qu’il est super bon et très peu cher.

DSC07319La visite est sympa, très confortable et propre (comme le petit train dans lequel on est déplacés pour ne pas avoir à marcher 300 mètres). On n’a pas appris beaucoup sur le processus de fabrication du rhum au final (si se n’est le fait que les barils utilisés pour vieillir le rhum sont des anciens barils de chez Jack Daniel’s), mais on a vu les installations, on s’est fait laver le cerveaux sur les vertus de l’entreprises Flor de Caña (écologique, responsable etc etc) et on a dégusté leur master-piece: le rhum de 18 ans.

DSC07329Moment le plus marquant de la dégustation: on nous a invité à se verser un peu de rhum dans les mains et à se les frotter. Résultat: les mains ne collent absolument pas. Résultat de la triple distillation: tout le sucre s’est évaporé, le rhum est donc super pur. Ils insistent d’ailleurs sur le fait que leur rhum est beaucoup moins calorique que tous les autres alcools. Une rhum de régime donc, raison de plus pour ne pas se priver 🙂

Retour en stop sur Leon avec un local super sympa. Puis on trace sur Managua.

Escale à Managua

Managua est la capitale du Nicaragua. A première vue (on n’aura pas l’occasion de vérifier cela) c’est une grande ville assez moche et sale. Réputée comme craignos chez les touristes, mais pas trop chez les locaux. D’ailleurs c’est assez marrant, tous les nica avec qui on en a discuté, que se soit les chauffeurs de taxi ou les gens qui nous on pris en stop, nous on a chaque fois dit la même chose: « Le Nicaragua s’est super safe, mais ailleurs en Amérique centrale attention! Tous les autres pays: Costa-Rica, Panama mais surtout Honduras, Salvador et Guatemala, il ne faut surtout pas y aller, vous êtes surs de vous faire voler ou tuer »

Etant à Managua juste de passage pour prendre l’avion le lendemain, on en a profité pour aller voir Advengers 2 au cinéma. Le cinéma au Nicaragua n’est pas cher, mais c’est une expérience. Chacun vient avec ses enfants de tout âge (oui, même pour la séance du soir en VO).

Dès que le son du film n’était pas assourdissant (heureusement ce n’est pas souvent) on entendant donc crier, pleurer etc.

Les Corn Islands

Départ donc en avion pour les Corn Islands (les îles maïs). Pour la fin de notre voyage, on à décidé de s’offrir quelques jours de vacances 🙂

DSC07349Au programme donc les Corn Island: deux îles (Big Corn et Little Corn), qui appartiennent au Nicaragua mais conservent une identifié bien différenciée. Les gens ici sont tous noirs et parlent anglais autant qu’espagnol ou créole. On se croirait un peu en Jamaïque (même si on n’y est jamais allé).

Après un court voyage dans un tout petit avion (à bord duquel on ne propose à boire que du Flor de Caña évidement) on arrive sur Big Corn où l’on passera une aprem et une soirée (le temps de voir le fameux « combat du siècle »). Dès le lendemain matin on prend un bateau pour Little Corn. Sur Little Corn Island il n’y a aucune voiture: on se déplace à pied ou à vélo.

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On commence donc à faire le tour de l’île jusqu’à tomber sur des cabanes en bord de plage qui nous plaisent et où on élira domicile pour nos 3 nuits sur l’île.

IMGA0851Les 4 jours passés sur la petite île du maïs seront assez parfaits: balade à la découverte de plages désertes, ouverture de noix de coco sauvages, snorkeling avec les raies et plongée avec les requins.

Rassurez-vous, on a gardé du temps pour bouquiner tranquillement au soleil entre toutes ses activités.

La fin du séjour sur l’île entraîne avec elle une odeur de fin de tour du monde: retour sur Managua pour une nuit, puis bus jusqu’à San José au Costa Rica.

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On ne passera qu’une seule soirée à San José mais on la mettra bien à profit pour un apéro prolongé avec des étrangers expatriés ici, avant de s’envoler le lendemain soir (vol à 1h30 du matin!) pour Orlando, en Floride…

 

2 thoughts on “Nicaragua toujours: hôtel du paradis, volcano-boarding, Flor de Caña et repos bien mérité

  1. Martareche Monie et Jean

    Bon retour « à la vie trépidante »
    Bisous

    • Mag

      Merci beaucoup!!

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