Notre plus grosse galère à San Agustin

Notre retour en Colombie aura eu un début assez raté.

Tout a commencé par notre retour à Bogota. Pas de problème pour aller à l’hotel depuis l’aéroport cette fois, on connaissait un peu mieux le chemin.

1ere déception: l’hotel. On était dans une auberge super bien classée et bien notée le problème c’est que d’une part elle était un peu vide, donc aucune ambiance, d’autre part elle était dans le quartier appelé Zona G. Un quartier parfait si vous avez pas mal d’argent à dépenser dans les restaurants (attention hein, ça reste pas très cher si vous venez en vacances, mais en budget de tour du monde un peu trop). Il y en a pleins, tous plus stylés et aguichants les uns que les autres. Mais à part ça il n’y a rien à faire.

De plus on est arrivé juste avant le weekend de pâques: le jeudi et le vendredi sont fériés ici, la ville était donc morte. Et en plus il faisait froid.

Bref, pas top. On est quand même allé au ciné, mais avont été très déçu par le film…

Au moment de partir vers la gare de bus, le taxi nous fait un peu flipper en disant qu’il n’y a peut-être pas de bus aujourd’hui. On la tente quand même et on a raison car le service est réduit mais il y a quand même moyen de voyager jusqu’à San Agustin, notre première étape.

Pour ce faire on prend déjà un premier bus jusqu’à Neira… Et c’est là que nos ennuis commencent…

Au départ, on pensait peut-être rester à Neira pour profiter de son désert, sauf qu’en ces jours fériés, il n’y a aucun bus pour s’y rendre. On change donc notre planning et on cherche un billet pour San Agustin.

A peine mis un pied dans la station on se fait alpaguer par des vendeurs de tickets et quand on leur dit qu’on veut aller à San Agustin, ils nous envoient à un de leur pote qui nous dit de nous dépêcher parce que le bus va partir. On monte dans le bus, on le paye et là déjà on voit qu’on n’a pas de ticket. On ne s’inquiète pas plus que ça parce que ça nous est pas mal arrivés en Amérique du Sud.

Quelques heures plus tard, on voit que tout le monde descend à Pitalito. Je vais donc interroger le chauffeur qui me dit :

  • « –  Ah non mais c’est le terminus.
  • Mais comment ça? On nous a vendu un trajet pour San Agustin.
  • Qui ça?
  • Votre collègue lui là-bas.
  • Hey vient voir, la dame a un problème.
  • Qu’est ce qui a mon amour?
  • Vous nous avez vendu un ticket jusqu’à San Agustin et là on n’est pas à San Agustin.
  • Non mais c’est bon mon coeur y a des taxis qui y vont.

Apparition d’un chauffeur de taxi

  • Mais qu’est ce qu’il y a merveille? J’y vais moi à San Agustin. 

Sortie de Ben du bus.

  • Non mais vous êtes un menteur! Vous avez menti sur la destination!
  • Oh c’est bon le chauffeur va vous y emmener. »

Alors je vous avoue que déjà j’étais bien énervée par l’escroquerie mais les « mon coeur » et autres mots condescendants m’ont mis hors de moi. Et le premier qui me dit « oh mais c’est plutôt sympa de t’appeler comme ça » je lui dirais que non ce n’est pas de la gentillesse puisque l’apparition de Ben a entrainé la disparition de ces propos. Ce qui prouve bien leur connotation particulière qui n’est pas la coutume ou la sympathie.

Donc on a du prendre ce fameux taxi en n’ayant aucune marge de négo pour le prix bien sûr puisqu’on n’avait pas le choix.

Une fois arrivés dans la ville, le taxi s’arrête devant un premier hostel et klaxonne. La gérante sort et nous dit qu’elle n’a plus aucune place. Et oui c’est semaine sainte et ce petit village est un lieu où se rendent beaucoup de colombiens pour l’occasion. Essai à un deuxième hostel et c’est la même. Un mec devant nous confirme qu’on est vraiment mal embarqué pour trouver un toit … mais il connait quelqu’un qui aurait une chambre.

On part donc en taxi jusque là-bas, en dehors de la ville et on se retrouve devant une maison de particulier en construction. Ben va voir pendant que je garde les sacs et il revient en me disant c’est 2 lits dans une pièce et y a une salle de bain. On négocie le prix et je vais m’installer pendant que Ben part manger.

En rentrant dans la maison je me suis dit « mais c’est quoi ce squat?! » et en découvrant la salle avec les deux lits pleins de poussière et aux draps sales, je vous avoue que l’envie de pleurer m’est venue. Mais heureusement, ce sentiment a vite été remplacé par de la colère car en allant dans la salle de bain, je me suis rendu compte qu’il n’y avait aucune lumière et que surtout la tuyauterie n’était pas raccordée ce qui faisait qu’à la moindre utilisation de l’eau, tout coulait par terre!

J’ai vite refermé les sacs et dès que Ben est revenu je lui ai dit « on se casse d’ici, on ne paye pas un centime pour cette merde » (oui j’étais vulgaire), et c’est à peu près ce que j’ai dit, en moins grossier au monsieur qui nous avait envoyé ici.

Nous voila donc repartis avec nos sacs sur le dos, à marcher le long de la route dans le noir, en direction de la ville et en se disant qu’il y a de grandes chances qu’on dorme dehors et qu’on étrenne nos couvertures de survie.

On réessaye un hotel: complet. Un autre: complet. Ah mais il connait un mec qui vient d’avoir une chambre qui s’est libéré dans une maison: non merci, on connait! Ah mais sinon il doit rester une chambre double très basique dans un hotel hors de la ville: on prend!!!

10 minutes après, le gars de l’hotel vient nous chercher en voiture et nous y emmène. Oui c’est basique mais propre et ça nous ira très bien! Les couvertures de survie resteront dans leur étui.

Lorsque vous prenez le Routard ou le Lonely, San Agustin est indiqué comme un lieu à ne pas manquer car on peut y voir d’impressionnantes statues datant d’une civilisation précolombienne et dont on ne connait pas l’utilité. 

C’est donc pour ça qu’on est venu et le lendemain, on fait le tour en 4X4 d’une journée recommandé dans les guides.

On voit 2 cascades plutôt jolies mais de très loin, un passage très étroit de la plus grande rivière de Colombie et 2 zones archéologiques.

C’est vrai que ces statues sont intrigantes: le style est assez naif et leur donne un côté mignon et on n’en avait jamais vu des comme ça. Mais est-ce que ça valait notre soirée d’hier? Non et clairement non.

Déçus, on se fait poser en ville par la jeep et le chauffeur nous indique notre nouvel hotel pour la nuit à 20minutes à pied. On part donc avec nos sacs sur le dos dans la bonne direction…

En fait on mettra plutôt 40minutes à y arriver et surtout avant ça, on devra grimper une énorme montée. Et arrivés en haut, on découvre que cet hotel très bien noté sur trip advisor ne mérite vraiment vraiment pas sa place.

On se couche le moral dans les chaussettes en espérant vraiment que le parc archéologique qu’on doit visiter demain (le plus joli site selon les guides) nous fera changer d’avis sur cette ville.

Bon je vous la fait courte, c’était sympa mais vraiment pas foufou.

Notre plan, c’était ensuite de filer de cette ville maudite dans l’après-midi. Mais bien évidemment…

Il n’y a plus aucune place de bus disponible. Ah mais la vieille dame de la compagnie de bus peut nous proposer de prendre un minivan tôt le lendemain matin qui ne nous emmènera que jusqu’à Popayan mais là-bas on devrait trouver un bus pour Cali facilement. Par contre elle ne sait pas à quelle heure exactement il viendra nous chercher à l’hotel mais elle nous appellera pour nous dire.

On part récupérer nos bagages et on change d’hotel, mais en taxi cette fois, pour se rendre dans une auberge tenue par un français. C’est déjà bien plus sympa même si le temps est horrible. On aura comme ça l’occasion d’échanger avec une famille de français expatriés en Colombie. Et on ira se coucher en n’ayant bien sur reçu aucun appel de la vieille dame!

Le lendemain, on n’a donc pas le choix. On part à l’aube pour attendre devant l’agence en espérant que le bus ne soit pas parti sans nous. A son arrivée, la vieille nous dit « Oups j’ai oublié! Mais le bus part dans une heure ». Au final, on attendra 2h30 que le bus parte!

Une fois arrivés à Popayan tout s’enchaine plutôt bien et on arrive à Cali en début de soirée.

On ne passera qu’une nuit là-bas, juste le temps d’une sortie en club de salsa avec des gens de l’hostel et d’une ballade dans la ville le lendemain avec dégustation de leur spécialité de glace: un gros mélange de plein de trucs!

Et sur tous les jours suivants, Ben et moi, on a remercié le ciel, le destin, l’elfe de la foret et l’ours chocos d’avoir pu ENFIN sortir de cette ville maudite!

2 thoughts on “Notre plus grosse galère à San Agustin

  1. Ben

    Bonjour Frequelin, en effet cet article n’est pas objectif, ce n’est d’ailleurs pas le but. Tant mieux si San Augutin est une super destination pur beaucoup de gens, je n’en doute pas du tout.

    Mais par un hasard de calendrier, de dates, de fatigues etc, notre experience est celle que l’on raconte.

  2. Frequelin

    Cet article n’est absolument pas objectif car pour ma part et pour beaucoup d’autre voyageur San Agustin fût une très bonne étapes la ville ne dispose pas de beaucoup de trajet en bus ( aller comme retour mais il vous suffit de vous renseignés en amont )
    Quand ton paysage il sont très vert, de nombreuse culture de café vous y attendent ainsi que des cascades. Des baladent à cheval vous seront proposé et sont agréable.
    Les parc archéologique ils vallent le détour, il n’est pas donné a tout le monde de pourvoir découvrir des statues funéraire qui datent de du XI ème siècle avant JC.
    La ville en elle même n’a rien d’exceptionnel mais dispose de très nombreux hôtels et bon restaurents.

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