On joue aux vrais marins aux San Blas

Comme l’a expliqué Ben dans le dernier article, on a choisi de prendre le bateau pour rejoindre le Panama.

Des bateaux partent de Cartegna chaque jour et donc, en fonction de nos dates, nous sommes tombés sur le bateau Wild Card. Avant d’embarquer dessus, chaque capitaine organise une réunion d’information où il explique comment va se passer le voyage, ce qu‘il faut emporter ou pas, etc.

Au départ, on ne pensait pas être là quand aurait lieu la notre, l’agence nous a donc conseillé d’aller en voir une autre parce que ce serait kif-kif selon eux. Je déboule donc à la réunion, car Ben était en conversation internet avec notre futur capitaine, et là débarque le capitaine de l’autre bateau. A peine passe-t-il devant le bar de l’auberge où nous sommes qu’un mojito lui est tendu par le barman… ok, monsieur à ses habitudes… Puis on s’assoit et il commence à parler et là, moi et tous les autres touristes, on s’est tous regardés, très mal à l’aise, car il était évident qu’il était complètement bourré. Pas bourré à en faire un paquito par terre mais suffisamment pour que je puisse lire dans chacun des regards de touristes, la peur en l’imaginant conduire le bateau dans le même état.

Heureusement, Ben m’a rejoint pour achever ce moment déplaisant en me disant que notre réunion avait été décalée et que nous allions donc pouvoir y assister.

Et quel soulagement quand notre réunion venu, j’ai vu débarquer notre capitaine, sorte de Jack Sparrow polonais, à la cool, très sympa et se contentant d’une bière!

IMG_6185Le jour J, on se retrouve à l’embarcadère. Au total nous serons 13 touristes et 4 membres de l’équipage: le capitaine bien sûr, le mécanicien, la cuisinière et l’apprenti cuisinière.

Après avoir attendu un bon moment que la police colombienne arrive pour contrôler nos sacs (c’est-à-dire mettre sa main dedans et la gigoter pour faire genre), on monte sur le zodiac qui nous emmène au voilier.

IMG_6187Et là surprise, ce n’est pas celui en photo sur le site ni sur la documentation montrée à l’agence: il n’y a pas d’espace commun intérieur. Bon malgré ça, il est très beau, plus grand que ce que j’imaginais. Chacun se voit assigner son lit, sorte de banquette empilée les unes sur les autres. On nous explique les différentes règles comme toujours tenir le bateau, la confiscation des chaussures pour tout le trajet, ne pas nager du côté où l’eau des toilettes est evacuée, jeter tous les restes organiques par dessus bord et deuxième surprise: il n’y aura pas de douche pendant ces 5 jours! Seulement un vaporisateur pour se désaler. Et là j’étais bien contente d’avoir penser à emmener mon shampoing naturel que je pourrais donc utiliser dans la mer sans faire du mal aux poissons!

Et on est parti pour 5 jours:

  • une nuit, un jour, et une autre nuit de navigation en pleine mer
  • et le lendemain arrivée aux San Blas, îles appartenant au territoire panaméen pour 3 jours
  • et enfin une dernière nuit de pleine mer avant de désembarquer

Alors on ne va pas se le cacher, la pleine mer ce n’est pas ce qui a été le mieux vécu par les gens du bateau! C’est vrai que ça secoue beaucoup, on n’arrête pas de trébucher dès qu’on marche même en s’accrochant et les nuits consistent à rouler d’un côté à l’autre de sa couchette! Personne ne se sentait vraiment bien et l’ambiance était donc plutôt réservée. A part moi qui trouvait ça très marrant et qui me sentait nickel! Tout ça grâce à mon passé de bébé ayant appris à marcher sur un bateau (spéciale dédicace à mamie Jeannine).

Quand on est arrivé dans les îles, on a tous fait un « wahou, c’est magnifique! » et chacun y est allé de son petit plouf dans l’eau. Les 3 jours là-bas consisteront d’ailleurs à alterner plongée masque et tuba, repos sur le sable blanc des îles, petit plongeon pour se rafraichir et apéro.

Mieux qu’une description, voici ce qui a été notre maison pendant 3 jours:

Le bateau étant équipé de ligne de pêche, on aura même pu déguster un baracuda pêché par le mécanicien et des petits poissons pêchés par Chris, un néozélandais fan de pêche. Mais la cerisette sur le gateau ce sera les énooooooormes langoustes achetés à un local et avec lesquelles on se régalera.

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De façon générale, les repas préparés par Axele, la cuisinière auront été les meilleurs qu’on aura mangé depuis bien bien longtemps.

Et le dernier soir, autour d’un feu de camp, on profitera de « coco loco » c’est à dire des noix de coco cueillies par un Kuna, percées et agrémentées de rhum.

Kuna, Kuna? Oui j’ai bien dit Kuna. Mais quoi donc est-ce? En fait les iles San Blas appartiennent au territoire des Kuna, une tribu locale. Cette tribu vit sur une même île et est dirigée par un conseil. C’est ce conseil qui gère les îles et envoie tous les 3 mois une famille sur certaines d’entre elles. Ainsi pendant ce temps donné, la famille peut gagner de l’argent en vendant des noix de coco ou de l’artisanat. Au bout des 3 mois, hop ça change.

Après ces 3 jours de paradis, le passage de frontière au Panama sera le plus fun qu’on ait jamais fait: imaginez-vous débarquer en maillot de bain, plein de sable parce que vous venez de jouer au beach volley et pieds nus face aux douaniers!

Donc si un jour votre route vous emmène à la frontière Colombie-Panama, on ne saurait que très chaudement vous recommander de prendre le bateau et non pas l’avion. D’ailleurs moi ça m’a bien donné envie de refaire un tour du monde en bateau. Bon alors oui, il faudrait déjà que j’apprenne à manoeuvrer un voilier mais ça ce n’est qu’un détail!

One thought on “On joue aux vrais marins aux San Blas

  1. Martareche Monie et Jean

    Maguy arrête de boire de la sangria autrement tu vas la prendre en intraveineuse si ça continue…lol..la crique avec le bateau est superbe….

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