Premiers pas au Nicaragua à San Juan del Sur, Ometepe et Granada

San Juan del Sur

DSC07177Notre périple au Nicaragua, on le commence à San Juan del Sur, au sud donc comme son nom l’indique. Là, c’est un peu la Mecque du surf. Et de ce fait la ville est remplie d’américains et de canadiens. On n’a donc pas vraiment l’impression d’être en Amérique centrale et les prix viennent renforcer cette impression! D’ailleurs, pour ne pas exploser notre budget, on prendra tous nos repas dans le même restau, le Chacha, le seul a ne pas s’enflammer comme un dingue.

IMG_6601Le dimanche, le gros truc à faire, c’est la Sunday Funday qui est un pool crawl, une tournée des piscines donc. Honnêtement, après l’avoir fait, je dirais que c’est une vaste arnaque: pour 30$ vous avez un t-shirt, les différentes navettes et voila! Ensuite vous devrez payer vos verres à un prix pas du tout négocié. Mais bon, on aura bien rigolé quand même une fois qu’on aura contourné le système en allant boire ailleurs.

Et sinon, l’autre chose à faire, c’est donc le surf. Pour se rendre sur les plages, il faut prendre des navettes à 5$ qui roulent sur un chemin de terre pendant 40minutes. Et là on arrive sur une plage censée être une des plus belles du Nicaragua… Oui on est surement blasé mais vraiment on n’a pas vu où elle était magnifique. Le vent vous souffle des rafales de sable dans la tête ce qui fait qu’il est impossible de s’allonger dans le sable, il faut donc aller se caler à un des bars en retrait ou vous devrez payer votre conso et où vous ne pourrez pas surveiller votre sac si vous décidez d’aller vous baigner, à marée haute d’énormes rochers sont recouverts et deviennent dangereux et en plus, la cerisette sur le gâteau, il y a des méduses! Mais c’est un très bon endroit pour apprendre le surf quand c est marée basse. Ben a donc décidé de reprendre un cours et il s’est rapidement mis debout sur sa planche.

Pendant ce temps là, après m’être mis a l’abri du vent comme je pouvais, je me suis baignée et me suis fait piqué toute la jambe! Son cours fini Ben a voulu me faire essayer le surf, mais entre temps les vagues étaient devenues très fortes et il a perdu ses lunettes de soleil surpris par l’une d entre elles et moi je suis lamentablement aller m’éclater contre les rochers! En bref, on n’est pas repartis enchantés de cette plage!

Heureusement dans la ville, un glacier artisanal nous a remonté le moral.

On a aussi logé dans un hostal par confort du tout où on mourrait de chaud la nuit (le mois d’avril est le plus chaud de tous et aucun hostal n’a la clim au Nicaragua) mais où la proprio était adorable avec nous et nous apportait gratuitement une limonade fraiche des qu’on rentrait et nous offrait aussi des fruits et du poulet grillé!

Isla Ometepe

IMG_6618Pour la deuxième destination, on prend d’abord un chicken bus jusqu’à Rivas où on se fait poser à un carrefour. Le chicken bus, pour que tu vois bien à quoi ça ressemble, c’est un ancien bus d’école américaine. Il est donc fait pour des enfants, avec des sièges prévus pour des enfants. Les Nica s’y calent sans problème pour la plupart mais pour nous c’est une autre histoire! Tu t’y retrouves tout de travers a essayé de faire tenir tes jambes et bien sur, on y crève de chaud mais la musique à fond te permet de te sentir moins oppressé :p

Arrivés à Rivas, on chope un taxi qui nous emmène à San Jorge et là on prend le bateau, pas tout neuf, jusqu’a l’ile d’Ometepe.

Ometepe, est en fait une ile composée de 2 volcans au milieu d’un lac.

A l’embarcadère on prend un autre chickenbus et on se fait poser à Playa Domingo censée être une des meilleurs plage. Et là, la galère commence. Les hôtels sont très espacés et après en avoir essayer plusieurs, on trouve les prix beaucoup trop élevés pour la qualité de la chambre. On reprend donc un bus pour aller un peu plus loin et on trouve enfin une petite maison, au bout d’un très long chemin où la chambre est correcte.

DSC07194Le lendemain, on fait du stop et on est pris par des boulangers qui vendent leur pain aux resto, pour aller jusqu’à l’Ojo de Agua, une sorte de piscine naturelle au milieu de la jungle. L’eau y est transparente et plutôt fraiche. Parfait pour se caler et lire, le tout entrecoupé de ploufs dans l’eau. Mais l’après-midi, le site se rempli, perd de sa tranquillité et on s’en va donc.

On ira aussi se baigner dans le lac qui n’a aucun fond mais le vent tres fort sur la plage grise fait qu’on y restera pas très longtemps.

Un autre truc à faire là-bas, c est l’ascension des volcans. Mais il parait qu’elle est très difficile et réservée à des marcheurs chevronnés: on passe donc notre tour.

IMG_1526Et une aprem, qu’on était tranquillement calés dans les hamacs de notre terrasse, je vois un bambi débarquer dans le jardin. Il était magnifique! J’essaye de m’approcher doucement et chose géniale, il ne s’est pas enfui et il a même fini par venir me voir. J’ai donc pu voir de près et même toucher un bambi sauvage!

Granada

Apres cette interlude tranquillité, on roule vers Granada, la ville conservatrice et bourgeoise du Nicaragua, toujours opposée à Leon la révolutionnaire.

DSC07250Les petites maisons colorées se suivent autour de rues ombragées. On peut aussi voir de nombreuses veilles églises aux murs décrépis dont une, la Merced, où on peut grimper en haut du clocher pour avoir une vue sur la ville. Et qu’est ce qu’on trouve en haut d’un clocher? Indice: ça nous a éclaté les oreilles quand par surprise un gamin est venu les sonner.

La ville est également située au bord du lac Nicaragua et on ira passé 2h de balade en bateau dans les Isletas, ou petites iles. Il y en a plus de 300, plus ou moins petites et quasiment toutes privées. On y trouve des demeures incroyables, comme celle de la famille propriétaire du rhum Flor de Cana. Ca donne un peu l’impression de se balader dans le Beverly Hills nicaraguayen. Il y a même une petite ile habitée seulement par une famille de singes.

Le soir, alors qu’on prenait tranquillement l’apéro à l auberge, on se fait inviter par le personnel a aller passer la soirée avec eux dans un bar dansant typique au bord du lac.

On verra un couple de papi mamie danser comme des dingues sur la musique locale et se faire applaudir par tout le monde.

Mais à part la proprio de l’auberge super sympa; le vieil italien complètement bourré, le jeune italien asociale et le couple de 30 ans qui se comportaient comme des adolescents découvrant leur sexualité n’ont pas vraiment cherché à nous parler. Ce sera donc une soirée assez étrange!

3 thoughts on “Premiers pas au Nicaragua à San Juan del Sur, Ometepe et Granada

  1. Defois quand je lit les blogs de certains je suis blasée vous parler de crasse de gens tous armé c’est faux il n’y a pas de clim au NICARAGUA c’est faux jpaye 10$et j’ai la clim bref rester sur des impressions pas d’affirmation cest plus cool

    • Ben

      Bonjour,
      Je ne vois pas où nous parlons de crasse dans cet article. Ni d’armes d’ailleurs… Et concernant la clim, il faut bien être conscient que cet article a plusieurs années maintenant. Et à l’époque, nous n’avons trouvé aucune auberge de jeunesse avec clim. Je ne dis pas que nous avons fait le tour de toutes les auberges de jeunesse du pays bien sur. Mais sur notre chemin, pas de clim.
      Enfin cet article comme l’ensemble du blog est un journal de voyage destiné à nous, nos familles et amis. Il est donc rempli de nos impressions. Il ne s’agit en aucun cas d’un guide de voyage mais de notre expérience personnelle.

  2. rachif

    Salut à vous,
    content de vous lire, j’étais à San juan del sûr en septembre 1984.
    5 ans aprés, l’ambiance révolutionaire y régnait toujours…..j’ai dégusté des poissons grillés dans les cantines à méme le sable sur la plage, je logai dans une pension en bord de mer, sur des lits en toile, que de bons souvenirs…pas un touriste alors….superbe endroit aprés un séjour à Palaguaouina prés de la frontiére du honduras…..

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