Puerto Varas il parait que c’est magnifique

Chili, nous revoilà! Cette fois-ci on va aller voir à quoi ressemble ton sud, après 7h de bus et un passage de frontière qui m’a semblé un peu simpliste: pas de fouilles de bagages ou de rayon X, seulement un chien qui renifle et qui n’empêche donc personne de faire passer un méga coupecoupe dans son sac s’il en a envie… Par contre, ça ne rigole pas avec les fruits ou les pendules en bois…

DSC04163Dans la région des lacs Chilienne, le gros hub c’est normalement Puerto Montt. Mais comme on a lu partout que cette ville était horriblement moche, on l’évite et on file jusqu’à Puerto Varas, petite bourgade où les petites maisons en bois colorées s’alignent le long des petites rues où errent des petits chiens (non en fait les chiens sont de toutes les tailles mais ça faisait mieux pour ma figure de style).

On choisit une auberge tenue par un allemand et sa femme chilienne avec un bel intérieur tout en bois et un super bon chauffage! L’auberge est incroyablement propre et en ordre et on comprend vite pourquoi en découvrant au fur et à mesure tous les panneaux d’interdiction placardés dans la maison: pas le droit de prendre une douche la fenêtre ouverte, pas le droit de détacher le pommeau de douche de son support, pour regarder la télé il faut demander l’accès à la télécommande, pour jouer au jeux de société il faut demander la clé du placard, etc. C’est donc propre mais absolument pas chaleureux! Et en plus, il n’y a quasiment personne. Disons que ce n’est pas donc ici qu’on va faire les foufous avec des nouveaux copains.

On ne se sent tellement pas à l’aise à cause de tous ces panneaux que j’ai paniqué lorsque en ouvrant une bouteille d’eau gazeuse, elle a éclaboussé mon ordi mais surtout la table et le sol!

Comme on est un peu pressé par le temps et qu’étant dimanche, l’office du tourisme est fermé, on book une excursion pour le lendemain à notre auberge.

IMG_4922Il pleut, beaucoup, vraiment beaucoup, donc on se ballade rapidement dans la ville et on finit par rentrer dans le grand casino pour se réchauffer et là on voit que les machines à sous ne sont vraiment pas chères avec une mise de 10 pesos… on a envie de retenter notre chance comme à Vegas pour voir si on peut encore ressortir du casino en étant en positif! Mais budget TDM oblige, on se restreint, en se disant qu’on va juste jouer 100 pesos. Après 15 minutes, on sort en ayant doublé notre mise et on fête ça en s’offrant un énorme chocolat chaud dans le salon de thé du coin: un double choco pour moi soit chocolat au lait et blanc et un choco bailey’s pour Ben.

La soirée n’aura rien d’extraordinaire puisqu’il n’y a toujours personne dans notre auberge…

Le lendemain, c’est excursion avec le proprio qui nous emmène dans sa voiture avec deux américains qui n’ont pas vraiment envie de faire connaissance… et ça tombe mal puisque notre guide n’a pas envie de parler non plus… voila, voila, cette journée s’annonce bien.

Et là, on va vécu notre pire arnaque.

D’abord on va au volcan Osorno où normalement un petit trekking de 2h est prévu. Comme il pleuviotte, notre guide nous dit que nous n’allons pas faire le trekking mais juste une petite marche de 40min jusqu’à un point de vue et un cratère… bon, ok, passons.

On amorce l’ascension du volcan en voiture et là, on rentre dans les nuages et on ne voit plus rien.  Notre guide nous dit qu’il va nous montrer le chemin mais qu’il ne viendra pas avec nous parce qu’il a mal au dos… mouais d’accord. Et quand on descend de la voiture, on est balayé par des rafales de vent impressionnantes. Il nous indique un sentier pentu sur le volcan, on commence à l’emprunter, le vent est incroyablement fort, et au détour d’un virage le vent se transforme en tempête. On n’arrive même plus à avancer avec Ben. On se donne la main, on se tire pour essayer de monter en penchant tout notre poids vers l’avant mais des bourrasques violentes nous font reculer. Et vu que c’est sacrément à pic, il ne vaut mieux pas que l’on recule de trop! Après 5 minutes éprouvantes de tentatives, on abandonne, et on redescend dans le brouillard opaque, en se faisant des petites frayeurs sur le chemin. On rejoint notre guide dans la voiture et on attend les américains, qui eux ont voulu monter… et on attend… et encore…et encore.

Ca fait maintenant 1h qu’ils sont partis. Ben et moi on commence à sérieusement s’inquiéter. Mais pas notre guide, lui ça le fait plutôt rire. « Ah bah peut-être qu’ils se sont envolés, héhé ». Oui héhé, qu’est-ce qu’on rigole…

Bon, ils ont fini par revenir, trempés et frigorifiés.

Pour le deuxième stop, on se dirige vers le « Salto de Petrohue », soit des cascades. Notre guide paye l’entrée et commence à nous expliquer d’où vient l’eau, les variations de niveaux… non je déconne. Il a juste payé l’entrée et nous a dit « c’est beau hein ? ». Ce qu’on ne peut pas lui enlever c’est que effectivement, c’est magnifique.

Alors pour que toi aussi tu puisses en profiter, je t’offre 30 secondes de plénitude:

 

DSC04156Et on file vers le dernier stop, « el lago de todos los santos » soit le lac de tous les saints (oui n’oublions pas que la religion catholique est omniprésente ici). La vue est sensée être incroyable avec le volcan en fond et l’eau turquoise. Sauf que là, il pleut et il y a beaucoup de nuages donc on ne voit pas le volcan, et l’eau parait très sombre. Et là notre guide nous refile à un pêcheur qui nous emmène faire un petit tour. Bon au moins, il a pu répondre à nos quelques questions sur le lac. Et en voguant, on remarque des petites maisons au bord de l’eau, un peu cachées par les arbres. On veut aller passer quelques jours dans une cabane comme ça! Avec un feu de cheminée et faire des ballades sur la plage déserte! Mais malheureusement, pour une fois nous avons une échéance qui est la croisière et on n’aura pas le temps…

On rentre donc à l’auberge à 15h30 au lieu des 19h annoncées, bien déçus par la prestation de notre guide et avec le sentiment d’avoir payé beaucoup beaucoup trop cher.

Pour essayer de rattraper un peu cette perte d’argent, on décide même d’aller faire des courses pour nous faire à manger nous-même le soir. Ce sera également l’occasion de refaire une ballade dans la ville, pas sous la pluie cette fois et de découvrir mieux encore ses couleurs et son bord de mer, sa voix de chemin de fer abandonnée et ses vieilles maisons en bois.

2 thoughts on “Puerto Varas il parait que c’est magnifique

  1. KARINE

    moi je rêve un peu moins là, c’est quoi cette pluie ??? lool bon j’espère que malgré votre déception du jour vous continuez à apprécier cette opportunité. Gros bisous à tous les 2

  2. Martareche Monie et Jean

    Vous arrêtez de dépenser tout votre pécule dans des tripots…..pour quoi au fond….gagner des sommes « astronomiques » et vous payer des chocolats….heureusement qu’il y a le « Salto de Petrohue » y « el Lago de todos los Santos » qui vous rachète à nos yeux….
    Bizzzzzzzzzzz

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