Retour dans la poussière à Tilcara

Notre passage à Salta fut très court cette fois-ci. Seulement marqué par un orage impressionnant, une longue sieste pour rattraper la non-nuit dans le bus, une courte balade en ville et une bonne viande (sans doute notre dernier bife de chorizo).

Dès le lendemain on monte dans un bus plein de jeunes routard (argentins pour la plupart) en direction de Tilcara.

Tilcara, à 4 heures de bus pour seulement 100km est située au Nord de Salta (donc sur la route vers la Bolivie) au coeur de la Quebrada de Humahuaca. La route est superbe, entre les cactus et la quebrada aux multiples couleurs et formes.

On débarque à la gare de Tilcara, dans un nuage de poussière et pour être efficace, on cherche tout de suite à acheter nos billets pour aller en Bolivie. Pas de bol, il n’y a pas de bus direct, il faudra donc d’abord aller jusqu’à la ville frontière puis passer la frontière et improviser pour aller à Tupiza, notre premier stop bolivien.

Les billets pris, on se dirige vers notre auberge et on découvre la ville.

C’est une petite ville andine et elle ressemble donc beaucoup à San Pedro de Atacama: des maisons basses jaunes, des rues pleines de poussières, des trottoirs minuscules, et les montagnes en fond.

IMG_5859On arrive à notre auberge qui est toute mignonette et on nous conduit à notre dortoir de 8 personnes qui est grand et pour la première fois, sans lit superposé! Tout de suite, ça fait plus confort que nos dortoirs habituels.

Il n’y a pas masse de choses à faire dans la ville: un marché artisanal sur la place centrale, des petits restaurants alignés et des ruines guarani un peu en dehors.

DSC05271Mais d’abord, on va manger! Et c’est l’occasion de découvrir un nouveau met: le tamale et c’est trop trop bon!

Une fois repus, on marche pendant 20 minutes avant d’atteindre l’entrée de la Pilcara de Tilcara, soit le fort. Une fois n’est pas coutume, on a de la chance car une visite guidée gratuite démarre tout de suite.

Et heureusement qu’on l’a eu cette visite parce que sinon, on ne voit que des maisons en pierres:

Notre guide, étudiant en archéologie, a pu nous expliquer un peu la vie des indiens de l’époque: les habitations sur la colline suivaient une hiérarchie, plus on était important plus on habitait haut, ils creusaient des gros trous dans la colline pour conserver au frais leurs aliments, les morts étaient enterrés devant la porte de la maison pour qu’ils la protègent, etc.

Soyons honnête, ce n’était pas foufou comme visite et ça ressemblait beaucoup à celle que nous avions déjà faite des ruines de Quilmes, près de Salta.

On retourne ensuite à l’auberge pour rattraper notre retard sur le site internet avant de diner et d’aller nous coucher.

Le lendemain, on remet les sacs et on commence à marcher jusqu’à la gare routière lorsqu’un gentil couple argentin nous propose spontanément de nous y emmener en voiture. Super! Comme ça on est en avance… très en avance même parce que le bus sera en retard.

DCIM102GOPROMais pour la première fois du voyage, on a ENFIN réussi à avoir les sièges à l’avant du bus pour pouvoir profiter du panorama! Et il est magnifique! Des montagnes de toutes les couleurs se succèdent.

Après 3h, on arrive à La Quiaca à la frontière. On remet nos sacs et on prend à pied le chemin du poste. Enfin on essaye parce qu’on ne sait pas vraiment où c’est. Heureusement des gens nous indique la route et on peut marcher sous un grand soleil pendant 20min avec nos sacs de 16kg chacun… Avant d’arriver à une grande file d’attente!

Au final, on mettra une quarantaine de minutes à passer cette frontière.

Et nous voici en Bolivie! Et ça se voit! Fini l’Argentine qui ressemble tellement à l’Europe, ici c’est plus chaotique, moins propre, moins moderne et les gens paraissent moins sympathiques! Mais d’un autre côté, on a l’impression de reprendre un vrai voyage, un peu comme en Asie, où tout est bien différent de chez soi.

On marche jusqu’à la gare de bus et on réserve nos places pour un départ dans 1h pour Tupiza. Après un repas incroyablement peu cher (1,80€ chacun) on saute dans notre bus. Enfin pas trop fort parce que y a grand risque de le casser en deux tellement il est en sale état.

Après 1h30 de route, on arrive à Tupiza, notre première escale bolivienne.

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