Bienvenido a Chile: tradition à Santiago

Et donc, après un voyage bien long et fatiguant, nous attaquons pleins d’excitation la deuxième partie de notre grand voyage.

Depuis l’Asie c’est tellement loin et tout s’annonce tellement différent que l’on a vraiment l’impression de commencer quelque chose de nouveau. Avec le petit stress qui va avec les jours précédents.

Enfin bon, plus aucun stress quand on arrive à Santiago à 2h du matin et que l’on peut enfin se caler dans un vrai lit. On s’offrira une petite nuit de 14heures (et encore parceque la femme de l’auberge nous à réveillé à 16h30) puis on part prendre un peu la température du centre ville de Santiago.

Parlons-en de la température justement: au thermomètre, il caille, moins de 10 degrés, et un temps tout gris. BIM! premier choc.

Malgré notre préparation sans faille de se voyage, on ne s’attendait pas du tout à ça. Alors qu’en fait c’est normal, c’est encore l’hiver pour quelques jours.

Au niveau de la température de la ville (côté ambiance je veux dire) là on frôle le négatif. Il n’y a pas beaucoup de monde, tout paraît un peu vieux, gris, sans énergie, bref à Santiago ça ne vibre pas, mais alors pas du tout. On se dit que s’est peut être lié au fait qu’après demain c’est la fête nationale et donc tout sera fermé. Ou alors c’est l’hiver qui fait ça. Enfin dans tous les cas cette première sortie ne nous fait pas rêver.

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Le deuxième gros choc que l’on prend en arrivant d’Asie se sont les prix! 35€ pour la chambre avec salle de bain commune et pas de chauffage (on apprendra après qu’il n’y a jamais de chauffage à Santiago, il est de coutume de se peler les fesses chez soi tout l’hiver), environ 5€ le plat au resto et encore si on fait attention, les transports etc etc, tout est beaucoup plus cher qu’en Asie. Ca pique.

On se rassure là aussi en apprenant que Santiago est plus cher que le reste du Chili et que le Chili est plus cher que le reste de l’Amérique du Sud. Ouf, on n’aura pas besoin de rentrer 3 mois plus tôt que prévu.

Bref, vous l’aurez compris, on ne se serait pas éternisé à Santiago si on n’avait pas eu des raisons de le faire. Mais des raisons, par chance on en avait plusieurs.

1/ On avait la chance de connaître des gens sur place.

Pierre-Louis, un pote de Paris et sa copine Océane, qui partaient en weekend et que l’on n’a donc croisé que rapidement, mais qui nous ont (super) gentiment prêté leur appart pour une bonne partie du séjour. Elsa, la cousine d’un pote avec qui nous avons passé une bonne soirée et que nous sommes allés voir mixer en boite avec son copain chilien (malheureusement on était en plein jetlag, dur de tenir plus tard que 1h du mat pour nous!). Enfin Pascal mon cousin avec qui nous avons passé pas mal de bon temps.

2/ C’était la fête nationale le 18.

Donc, compliqué de sortir de Santiago en bus: tout était plein. Et de plus il y avait du coup pas mal d’animations dans Santiago pour fêter ça. On y reviendra.

3/ Rester au même endroit quelques jours, le temps de se remettre du décalage horaire et du voyage était aussi une bonne idée.

Car oui, le décalage horaire nous a fait assez mal. Surtout à Mag qui s’est couchée à une moyenne de 21h pendant 5 jours. C’est que 12 heures de décalage c’est quand même violent.

Du coup nous avons passé près d’une semaine à Santiago. Ce qui laisse le temps de:

  • Se balader dans la ville: monter en haut de la colline Santa-Lucia par ciel bleu pour une belle vue sur la ville avec au fond les Andes enneigées.

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  • Faire 2 musées: le musée d’art pré-colombien. Bon c’est principalement un musée de poterie hein, mais les pièces sont incroyablement bien préservées (couleurs, motifs etc) et le museo de la memoria y de los derechos humanos, très bon musée consacré à la vie sous la dictature de Pinochet (1973-1990). Encore un musée qui met le morale en berne, mais un bon plongeon dans l’histoire récente du Chili.

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  • Se familiariser avec la nourriture chilienne: qu’est-ce-c’est gras!! En gros les IMG_4514plats sont servis en proportions énormes et la cuisine est vraiment grasse. L’une des spécialités par exemple, la chorillana consiste en un tas de frite recouvert de viande bien grasse sautée (ou noyée dans l’huile plutôt) avec des oignons frits. On peut aussi ajouter un ou deux oeufs dessus. Bon je ne vais pas vous le cacher, avec des trucs comme ça moi je me régale pas mal, mais faudrait pas manger ça tous les jours. D’ailleurs, ça doit expliquer le fait que les chilien et chiliennes sont dans l’ensemble vraiment gros. Ils ont un réel problème de surpoid ici (>25% d’obésité).

 

  • Goûter le fameux pisco sour: la boisson chilienne par excellence.

Mais surtout nous avons pu:

  • Passer le dieciocho (la fête natioanle) avec la belle-famille de Pascal. Une super expérience! Et un bon condensé de Chili parfait pour nous. Toutes les spécialités locales réunies: gros asado (grillades) dans le jardin, des empanadas maison délicieuses, du bon vin, terremoto (un mélange de vin, de sorbet et de grenadine), chicha (on va dire que c’est un genre de cidre) bue dans une corne, ce qui lui donne une odeur affreuse. Et un désert bien bien sucré (ça prend trois français pour arriver à finir une ration chilienne).

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Mais également des drapeaux partout: sur les murs, serviettes, assiettes. Et évidemment la « cueca »: LA danse nationale Chilienne. Il faut un homme, une femme, un mouchoir chacun et c’est parti pour se tourner autour et faire des pas. Je vais sans doute me mettre l’ensemble du Chili à dos en disant ça, mais on n’est absolument pas convaincus par cette danse. Enfin bon, c’est traditionnel et ça, ça nous plait bien.

  • On passera aussi une aprèm dans un grand parc de la ville où se tenait des activités pour le dieciocho: re-asado, défilé de chevaux magnifiques et surtout démonstration de rodéo chilien. Là, les règles sont différentes, on prend 4 personnes dont 2 chevaux. On met des chapeaux de cow-boy et des éperons énormes. On verse tout ça dans une arène et on lance une vachette. Le but est que les chevaux maintiennent la vachette le long de la parois de l’arène. Le travail des chevaux, tout en pas chassés, est assez impressionnant.

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Mais le clou du spectacle c’est quand une dizaine de jeunes ont sauté dans l’arène avec des pancartes « no al rodeo ». Ils ont logiquement été coursés par les agents de sécurité, qui étaient en surnombre et ont donc mis longtemps a attraper tout le monde. Surtout que les jeunes esquivaient, se débattaient pour rester le plus longtemps possible. Réaction assez terrifiante du public qui, après avoir hué au début, acclamait à l’unisson les agents de sécurité dès qu’ils attrapaient un des manifestant. Même quand l’un a attrapé violemment, de dos une jeune fille, tout le monde acclamait et rigolait… On comprend en voyant ça que les jeux du cirque aient eu leur temps de gloire, c’était assez affligeant.

  • Passer une journée sympa et bien remplie avec mon cousin: on commence par la visite d’un domaine viticole, avec dégustation de 2 vins que l’on trouvera… « pas à notre gout ». Après un bon repas, on part visiter l’une des maison de Pablo Neruda, celle d’Isla Negra… enfin on la visitera de l’extérieur car quand on arrive il n’y a déjà plus d’entrées dispos. C’est vrai qu’on y avait pas pensé, mais tous les Chiliens sont en congés aujourd’hui, donc forcement il faut s’attendre à trouver du monde partout. Ce n’est pas grave, la maison est sympa à voir de l’extérieur et en regardant à travers les vitres comme des voleurs, on grappille un peu de l’intérieur. Malins! Enfin, on passe une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée à se promener sous le soleil dans les rues de Valparaiso. On aime les maisons colorés, le street-art un peu partout dans la ville, et la vue sur l’océan.

 

  • Enfin nous avons eu le temps de repenser notre programme:

On devait au début arriver à Santiago puis partir vers le Sud jusqu’en Patagonie. Mais vu que l’on se caille déjà pas mal à Santiago (enfin sauf quand il fait soleil où là ça brûle la peau. Le soleil ici est très violent en raison d’un trou dans la couche d’ozone) on s’est dit qu’il allait faire beaucoup trop froid pour nous, après avoir passé 4 mois dans la chaleur asiatique.

Du coup, nouveau programme: on décide de partir dès les fêtes passées pour le nord du pays. Direction San Pedro de Atacama, loin loin au nord de Santigo, avec un arrêt dans la Valle d’Elqui, à mi-chemin entre les deux villes.

Et après une semaine à Santiago, nous voici donc partis de bon matin (ou pas) en direction de la gare de bus où on trouvera des billets pour la Serena.

11 thoughts on “Bienvenido a Chile: tradition à Santiago

  1. stephanie pansard

    Enorme j’ai aussi cette photo de Valparaiso avec le filou de montpellier!!

    • Ben

      C’est genial ce nom de resto 🙂
      Meme si Philou de Claps aurait été encore mieux

  2. Martareche Monie et Jean

    Il n’y a pas de raison que vous nous fassiez partager vos photos et que nous ne puissions pas faire de même…alors pas sur votre blog (pas de possibilité) mais allez voir vos mails sur benjamin……gmail.com…Bisous

    • Ben

      Cool, merci Monie!
      on regarde ça dès que la connection est bonne!

      bisous

  3. Martareche Monie et Jean

    Je vois que Pascal vous fait « goûter » les bons vins Chiliens….
    Bonne continuation et on attend la suite avec impatience
    Bisous

  4. Seb

    Dites donc le Passol il a l’air de la maîtriser la danse ridicule!

    • Ben

      Il est balaise oui. Et là où il est vraiment fort c’est qu’il fait danser la belle-mère. Malin le Pasky!
      (je n’ai pas pris de vidéo malheureusement)

  5. Martine & José

    Énormes les brochettes !
    Vous allez rapidement reprendre quelque kg

    • Ben

      oui, ya des chances! On prend autant que calories en 1 repas ici qu’en une journée en Asie!

  6. Chloé

    La photo « Le Filou de Montpellier » serait-ce une spéciale dédicace???

    Bises

    • Ben

      C’est possible, oui 🙂

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