Buenos Aires part 2: la vie de porteño

Et voilà, déjà trois semaines passées à Buenos Aires depuis le départ de la famille de Mag.

En 21 jours on a évidemment eu le temps de faire pas mal de chose…

Mais déjà, pourquoi autant de temps ici?

Après 7 mois de voyage on avait envie de se poser un peu. D’arrêter pour quelques temps d’enchainer les voyages en bus, d’arrêter de faire notre sac tous les jours et de chaque jour chercher où dormir, où manger et que faire. Ça c’est la première raison.

Ensuite, on aime tous les deux beaucoup les grandes villes, et Buenos Aires est une grande ville avec plein de choses à faire et à voir.

Et enfin, cette ville est vraiment super jolie et buena onda!

Pour ces raisons nous avons décidé de passer du temps ici. Notre prochain impératif est d’être le 27/12 à Rio pour rejoindre les Micropotes (qui nous avaient déjà fait l’honneur à Bali), et d’ici là nous n’avons plus grand chose dé prévu. Une raison de plus pour prendre notre temps.

Bref, qu’est-ce qu’on peut faire en autant de temps à Buenos Aires?
  • Dormir:

Oui, ça permet de moins être en speed et de s’offrir des grasses mat. Un grand luxe ici vu que les checkout sont en général vers 10h ou 11h.

  • Sortir:

Buenos Aires ne dort jamais, tous les soirs il y a moyen de faire la fête. Et ça tombe bien, pour nous cette année, semaine et weekend se mélangent un peu, autant en profiter.

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  • Manger:

De la bonne viande, des empanadas et des pizzas, principalement. Mais quand même quelques plats plus élaborés. Comme dans la plupart des grandes villes, il y a beaucoup de possibilités. On a par exemple trouvé un Thaï (pas bon) des trucs d’autres pays sud américains et on a essayé de faire des salades de temps en temps histoire de rester un minimum sains.

On a « presque » fait notre propre asado le dernier soir. Je dis « presque » car ce n’est pas nous qui l’avons fait mais un pote rencontré dans une auberge. Cependant, on était à côté (en soutient moral, très important) et on à du coup été initiés à l’art de l’asado argentin!

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  • Visiter:

Des super musées: MALBA (Musée d’art Latino Américain avec un expo du génial Antonio Berni) , Casa Rosada, une expo sur Mafalda (qui est Argentine), le musée des beaux arts, musée du bicentenaire (très intéressant et retraçant l’histoire de l’Argentine ces 200 dernières années)

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Des musées discutables: le musée Evita qui n’est pas mal mais absolument pas objectif sur la vie d’Eva Peron (comme presque tous les argentins?)

Des musées tout-pourri: MACBA (« art » contemporain), la manzana de las luces (ancien bâtiment jésuite)

Des visites ratées comme le Teatro Colon où l’on est allé 3 fois sans arriver à le visiter.

  • Faire des visites guidées:

Nous avons fait deux visites guidées gratuites (contre pourboire bien sur). Une pour visiter le quartier de Recoleta, le quartier qui ressemble le plus à Paris (ou à Madrid) avec ses bâtiments belle-époque. L’autre pour visiter le centro. Dans les deux cas l’expérience était vraiment sympa. Même si c’est un peu « l’argentine pour les nuls » alors que de notre côté on commence à pas mal connaître la culture et l’histoire du pays, le fait d’être avec une guide locale est intéressant et elle apporte quelques bonnes anecdotes et histoires sur la ville.

  • Expérimenter tout type de logement:

On s’est dit en arrivant ici que pour mieux connaître chaque quartier (et vu qu’on avait le temps) on changerait d’hotel de temps en temps pour changer de quartier et d’ambiance.

On a donc fait:

– Dans le centro, le « party hostel » où il y a des soirées tous les soirs, blindé d’anglophones et d’israéliens. Le genre d’hôtel où quand tu te couches à 3h du mat tu es le premier couché dans un dortoir de 8… 

– A Palermo, l’hotel vide: super bien noté sur tripadvisor avec des bons commentaires, mais on a dû mal tomber; il n’y avait personne. C’était un peu déprimant.

– A San Telmo, l’hôtel « buena onda » tout en graffitis, avec un super roof-top et une ambiance comme à la maison.

– A Palermo, le couchsurfing chez un mec super sympa, dans un appart cool avec terrasse sur le toit et une chambre rien que pour nous (de quoi se réconcilier avec le couchsurfing!)

– On avait déjà fait la location d’appartement dans Recoleta avec les parents de Mag

.

  • Aller voir un match de foot:

(Mag n’est pas venu car elle n’était pas prête à mettre autant que moi dans un match de foot)

Je suis donc allé avec un pote anglais voir le SUPERCLASICO.

IMG_5348Le fameux match opposant les deux rivaux éternels du championnat argentin: Boca Junior et River Plate au stade de la boca: la Bombonera. Pour pimenter un peu le tout (mais il n’y avait pas besoin) ce match était la demi-finale de Copa Sudamericana (entre la ligue des champions et la C3). Un de matchs de l’année donc.

Entre organisation foireuse, ambiance de folie et match pourri, c’est une expérience que je ne suis pas près d’oublier! Les argentins ne rigolent pas avec le foot, mais alors là c’était au dessus de tout en terme de folie! (un petit extrait sonore ci-dessous…)

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  • Voir et faire du tango:

Nous avons fait deux leçons d’une heure pour apprendre les pas de base et vu un spectacle (on en avait déjà vu un avec la famille de mag) et c’est toujours aussi génial à voir. Ça donne envie de s’y mettre un peu plus, de voir ce que ça peut donner.

Du coup, on a approfondi. Nous sommes allés dans une des plus célèbres milonga de la ville: « la Viruta » où, chaque jour, il y a des cours de tango (et quelques autres danses) la journée puis pratique libre le soir.

C’était super sympa. Bon, en quelques heures on ne fait évidemment que des pas assez simples. Mais on a déjà l’impression de commencer à faire quelques chose qui ressemble à du tango. Et ça c’est cool.

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  • Aller à un festival de musique:

Le festival était sympa (sans plus) mais surtout ça fait assez (vraiment) bizarre de se retrouver dans un festival où tout le monde est ultra-looké, un véritable défilé de mode où l’on ne compte plus les moustaches et les barbes au mètre carré. Alors que nous, en bons backpackers, nous nous contentons de nos habits de tous les jours.

– Je ne parle même pas du nombre de tatouages vues au festival. C’est d’ailleurs assez impressionnant au quotidien de voir le nombre d’argentins tatoués! –

  • Changer des sous (souvent):

En allant dans la rue du « cambio cambio »: la calle Florida. En passant dans cette rue très fréquentée, on entend tous les deux mètres « cambio, cambio, dollar, euro, reales », l’appel discret (ou pas) des changeurs de sous qui échangent à un taux ultra intéressant leurs liasses de pesos contre des « monnaies refuge ». Et voila ce que l’on entend dans cette calle Florida:

Et comme on ne change pas beaucoup à chaque fois de peur que le pesos parte en live du jour au lendemain et/ou dans l’espoir que le taux soit meilleur le lendemain, il faut y aller régulièrement.

  • Se promener:

Dans tous les quartiers: les puces de San Telmo le dimanche, les parcs et l’hippodrome de Palermo, le cimetière de recoletta, le quartier chinois, etc etc.

  • Jouer au polo:

Faute de pouvoir faire du water-polo ici, et étant donné que l’Argentine est une des grandes nations du polo (faut dire qu’ils s’y connaissent pas mal en chevaux ici), nous avons décidé de casser le budget pour aller en savoir un peu plus sur ce sport.

Direction une estancia dans la pampa à 50km de Buenos Aires. Le lieu est magnifique; IMG_5567très vert, avec une piscine, pleins de chevaux et des jolies arbres pour faire de l’ombre. On nous accueille comme il se doit avec un verre de Malbec et des empanadas. Puis on rentre dans le vif du sujet: introduction au polo et à ses règles de base, démonstration par les membres du club qui font un match amical (nous on regarde, toujours avec du vin et des empanadas).

Enfin, ça devient plus sérieux, on commence à s’entraîner à manier le maillet, à pied dans un premier temps.

Après cette matinée harassante, rien de tel qu’un énorme asado pour se remettre. Dois-je préciser qu’on nous propose du Malbec pour l’accompagner?

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Pas de temps pour la sieste, on reprend en début d’après-midi (vers 15h donc). Et là c’est la partie la plus attendue: on monte sur des chevaux et on (essaye) se fait des passes. Pas évident! Il faut arriver à manier son cheval tout en se concentrant sur son geste, ça ne marche pas à tout les coups mais on rigole bien.

Enfin vient l’heure de faire un petit match entre nous. Ça ne ressemblait pas à grand chose: il faut imaginer 10 touristes, dont les chevaux partent un peu dans tous les sens, dont les « sprints » auraient sans doute été plus rapides à pied étant donné que personne ne gère le galop, et dont les maillets partent autant dans les jambes des chevaux ou dans le vide que dans la balle. Mais on s’est presque tout bien marrés. Je précise « presque tous » parce que le cheval de Mag ne voulait absolument pas jouer et passait son temps à essayer de rentrer se mettre à l’ombre. Donc beaucoup moins de fun pour elle…

En tout cas, une super journée et une occasion assez unique d’essayer le polo. Et la confirmation que je suis plus à l’aise dans une piscine que sur un cheval!

  • Aller retenter notre chance au Dia de la tradicion à San Antonio de Arreco

On va faire un petit article plus détaillé sur ça.

Voilà en gros ce qu’on a fait, plus pas mal de temps à trainer avec d’autres voyageurs sur les terrasses des hôtels.

Pas trop le temps de s’ennuyer donc!

Quelques petites anecdotes marquantes de ces 3 semaines:
  • La rencontre d’un mexicain qui apprend le français en écoutant Maitre Gimms
  • L’entrée au MALBA à moitié prix si on montre un téléphone Samsung à la caisse.
  • Le maillot de boca junior: porter un maillot de foot à Buenos Aires (et même ailleurs en Argentine) n’est pas loin d’être un acte engagé! A chaque fois que je met mon maillot de Boca Junior pour aller me balader j’ai droit à des tapes sur l’épaule, des serrages de main, des approbations de la tête et des « re-bueno » (super bien) « vamos boca » (allez Boca Junior) . C’est fou! Mais évidemment il y a aussi les anti: tous ces gens qui me regardent plus méchamment ou me font le signe de River Plate (le club ennemi) en grognant, voire en criant et huant! Ça donne l’impression que porter le maillot fait de toi un joueur de l’équipe!
  • Quand tu parles avec un argentin et qu’il te dit: « les cours d’histoire ça doit être la galère pour vous! Nous on n’a que 200 ans à apprendre c’est plus simple! ». Ouais, pas faux du tout. On est maintenant meilleurs en histoire de l’Argentine qu’en histoire de France!
  • Les monuments, pancartes, affiches, chansons, etc dédiés à la guerre des Malouines (1982). C’est un sujet assez impressionnant ici, ils ne lâchent pas l’affaire sur les Islas Mavinas (« Las Malvinas son Argentinas! »). De l’exterieure ça ressemble à du bourrage de crâne ou à un sujet qui ne prend de l’ampleur que parcequ’il permet d’exacerber l’unité nationale. A savoir d’ailleurs que les argentins n’aiment pas les chilien car ils leur reproche de les avoir trahit pendant cette guerre en aidant en sous-marin les Anglais (qui à priori n’en avait pas vraiment besoin). Bref un sujet profond, sensible et intéressant!
  • Les horaires de sortie: pas la peine d’aller en boîte de nuit avant 2h30 du mat ici, ça sera vide. Du coup certains font des siestes entre leur journée et la sortie qui commencera plutôt vers 22h au resto. Autre conséquence, les soirées se terminent régulièrement après le levé du soleil.
  • Le portrait de San Martin au musée d’histoire de la ville: portrait qui bouge et qui répond aux questions des visiteurs. Bluffant!
Et sinon Buenos Aires c’est comment?

Le mieux pour décrire la ville est de faire quartier par quartier sur les 6 quartiers principaux:

  • Palermo: des superbes parcs d’un côté et de l’autre des boutiques branchées, des bars et des restos dans des rues ombragées. Super pour se promener la journée et prendre le soleil. Super aussi pour sortir le soir.

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  • Recoleta: son fameux cimetière bien sûr, vraiment impressionnant par la beauté et la grandeur des tombes, tombeaux et des statuts. Certaines tombes ici coutent plus cher que des apparts ailleurs dans la ville! Mais ce n’est pas tout, Recoleta c’est aussi des superbes hôtels particuliers et des bâtiments qui rappellent beaucoup Paris ou Madrid (dont la sublime Ambassade de France) C’est aussi la Plaza Francia qui est magnifique. 

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  • San Telmo: ses fameuses puces le dimanche qui prennent plusieurs rues sur des kilomètres et où l’on sent un ambiance festive, relax, super agréable. San Telmo le reste du temps c’est aussi pas mal de bars (moins branchés, plus bohème qu’à Palermo) et beaucoup de street art.

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  • La Boca. Le quartier où « il ne faut pas aller », le quartier qui « craint ». On y trouve cependant la rue la plus touristique de la ville: le Caminito avec ses belles maisons toutes colorées. Nous on n’a pas trop aimé, beaucoup beaucoup trop de vendeurs, beaucoup trop faux, c’est dommage, ça gâche la visite. A part ça (et pour aller au stade), pas grand chose à faire à La Boca et il est recommandé de ne pas s’y promener de toute façon. On n’y retournera donc que pour aller voir une expo sur Mafalda.
  • Puerto Madero: le quartier le plus cher de la ville. C’est un ancien port désaffecté, très mal famé pendant des années et qui (comme dans pas mal de villes) à été complètement réaménagé pour en faire des bureaux et résidences très luxueuses. Super sympa de s’y promener et notamment pour visiter le Sarmiento; un ancien bateau école, un immense voilier superbe et superbement entretenu.
  • Le centro. Le centro est le quartier des affaires mais aussi celui de la place principale de la ville: la plaza de Mayo (que l’on prononce Macho ici) avec entre autres la Casa Rosada (le palais du gouvernement) et la cathédrale (qui accueille le tombeau du héros national: San Martin). Le congrès est également magnifique.

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Evidemment il y a encore d’autres choses à voir et à vivre ici mais c’est déjà un bon aperçu. En tout cas on conseille fortement la visite de cette ville. Notamment en cette période de printemps quand il fait chaud (mais pas trop) et super beau.

Après ce séjour à Buenos Aires, on a décidé d’essayer de voir des baleines avant qu’il ne soit trop tard. Direction le nord de la Patagonie et la ville de Puerto Madryn (à seulement 20 heures de bus de Buenos Aires…)

3 thoughts on “Buenos Aires part 2: la vie de porteño

  1. Martareche Monie et Jean

    nous vous suivons toujours dans vos pérégrinations….continuez à nous enchanter
    Gros bisous

  2. Vraiment un plaisir de lire votre appréciation de BS AS, votre récit transmet superbement bien toute cette « buena onda porteña », avec son côté si bordélique et/mais attachant !!! Un plaisir de vous lire 🙂

    • Ben

      Merci Mathieu! j’imagine que ça doit te rappeler des sacrés souvenirs (surtout l’argentine)!

      Che, que buena onda!

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