Pingyao, la ville que l’on dirait fausse et qui est en fait vraie

Levés tôt donc pour nous rendre à la gare, on cherche désespérément un taxi qui nous évitera le métro et les changements avec nos gros sacs. Mais comme souvent à Pékin, pleins de taxi pris en vue, mais aucun de libre. Ce sera donc le métro.

Arrivés à la gare, on se débrouille pour comprendre où on doit aller. Ici, mais comme on le verra plus tard ailleurs, on ne peut entrer dans la gare sans billet. Il y a un contrôle dès la porte puis un passage de sécurité avec les bagages comme à l’aéroport et enfin un immense panneau indique dans quelle salle on doit attendre le train. Ensuite, toujours même principe que l’avion, le train est annoncé et tout le monde s’approche pour le boarding et le 2e contrôle des billets.

Pour nous ce sera en premier un train grande vitesse et tout confort jusqu’à Taiyuan: les fauteuils sont spacieux, il y a la télé et un service de nourriture.

Après 2h de trajet, nous sommes à destination.

Il faut maintenant que l’on achète les billets pour Pingyao. Au comptoir, la jeune fille ne parle pas un mot d’anglais. On essaye de se faire comprendre mais impossible. Elle prend finalement son micro pour crier dedans et demander à la gare entière si quelqu’un parle anglais pour traduire! Ca nous vaut des regards de tout de le monde (et ce ne sera pas les derniers) mais personne ne semble parler anglais! Au final, en lui montrant sur son écran d’ordinateur, on obtient nos 2 billets pour l’après-midi.

En attendant le 2e train, on part manger dans une sorte de fastfood chinois parce que à Taiyuan, en tout cas prêt de la gare, il n’y a pas grand chose d’accueillant. Et retour à la gare, re-contrôle de sécurité et entrée dans la salle d’attente remplie de centaines de personnes.

Et là, on a un peu l’impression d’être des stars : une vingtaine de personnes au moins nous fixent. A chaque instant et pendant les 30 minutes d’attente pour embarquer dans le train ce sera comme ça… et au bout d’un moment, je me sens plus monstre que star et j’ai hâte que le train arrive.

Finalement, il est là, enfin on va pouvoir s’installer tranquillement dans nos sièges sans être dévisagés. Et bah non, ce sera un train avec des carrés de 6 personnes et pendant l’heure et demie de trajet, le voisin de Ben regardera tout ce qu’il fait sur sa tablette et mon voisin d’en face me fixera.

Alors là, le trajet parait très long.

Et je vous ai déjà parlé des crachats des chinois, mais de façon générale ils semblent n’avoir aucun complexe avec les fluides de leur corps: dans la rue ils crachent, ils se mouchent comme des footballeurs, les toilettes sont communes, etc. Et donc, de la même façon, la femme à côté de moi passera bien 15 minutes les doigts dans son nez sans que cela ne lui vaille aucun regard désapprobateur.

J’ai déjà dit que le trajet paraissait donc très long?

Lorsque le train entre en gare, je saute dehors à toute vitesse, soulagée.

Et là on marche jusqu’à la veille ville.

Pingyao est une des plus anciennes villes connue au monde: elle date d’ il y a 2700 ans ! Elle est entourée par des remparts d’époque bien entretenus et se compose d’anciennes habitations chinoises.

L’impression qu’on a Ben et moi, en franchissant la porte des remparts et en entrant sur une des rues principales, c’est de plonger dans un décor. Si les gars de Disneyland voulaient ajouter un quartier chinois à leur parc, c’est sûr qu’ils le concevraient exactement comme ça!

Au final, nous restons 3 journées à Pingyao ce qui est suffisant pour faire du vélo dans ces rues, se balader sur ses remparts, visiter les anciennes demeures (qui deviennent rapidement assez répétitives) et partir en excursion :

  • au Wang Family Courtyard: une énorme résidence familiale, elle aussi très ancienne et restée en bon état
  • et au Zhangbi Underground Castel : qui n’a en fait rien d’un château puisqu’il s’agit de tunnels défensifs creusés sous terre et que l’on peut parcourir

Et tout au long de ces 3 jours, nous sommes pris en photo à plusieurs reprises, avec plus ou moins (surtout moins) de discrétion. Certains viennent même nous demander la permission de poser avec nous. C’est étonnant car la ville est très touristique et nous ne sommes pas les seuls occidentaux. Alors notre théorie, non vérifiée, c’est que nous devons notre succès à la barbe de Ben!

 

8 thoughts on “Pingyao, la ville que l’on dirait fausse et qui est en fait vraie

  1. Combet

    Encore une bien bonne soirée passée en votre compagnie. Petite question que je me posait ; comment faites vous pour les lessives? Vous ne parlez pas des rencontres dans les laveries ou autres endroit ou vous pouvez laver et faire sécher votre linge?
    Vous me réconciliez avec la grande muraille qui me paraît pas trop vertigineuse, si on reste à l’intérieur.
    Vos récits sont très agréables à lire. Merci et à bientôt pour la suite.
    Je vous embrasse. Katty

    • Ben

      Merci beaucoup Katty! ça nous fait plaisir de savoir que vous lisez et appréciez 🙂

      Pour les lessives, pour le moment rien de très sexy à raconter: lavage à la main dans les éviers des hôtels en général. Et seulement deux vrais machines pour le moment: 1 chez Gaby et Véro qui nous accueillaient à Pékin et 1 dans une auberge de jeunesse à Xi’an.

      En tout cas à chaque fois ça nous rend super content d’avoir tout notre linge propre: les plaisirs simples!!

      gros bisous

  2. Martareche

    Super Maggi en vélo avec la petite musique qui l accompagne . Prise de vue caméra au point impec alors on se demandait si benj était en vélo lui aussi …… ou bien s’il se deplacait en marchant ….´à vive allure comme Maggi!
    Bisous de jacou

    • Ben

      Ahah vous avez surtout du remarquer l’aisance de Maggy sur le vélo.
      Faire l’intégralité du canal du midi en vélo en un weekend (ou presque) lui a fait un bon entrainement!

  3. Martine & José

    On imagine que la scène de l’appel en gare pour trouver un chinois parlant anglais valait le détour .
    Ça devait être énorme
    Alors les stars , tout le monde vous a reconnu ! Impossible de passer incognito !

    • Ben

      C’était assez marrant comme scène oui. Et encore une fois on s’est fait la réflexion qu’ils étaient gentils de faire le max pour nous aider.

      Bon on s’est aussi dit que c’était fou que sur 100 personnes dans la gare pas une seule ne puisse traduire quelques mots d’anglais!

  4. Concernant les photos ce qui fait souvent rire les chinois visiblement (chez un garçon 🙂 ), ce sont les poils si je me souviens bien!! Du coup votre théorie sur la barbe est probablement bien justifiée 🙂

    • Ben

      Hello Mathieu, yes ça j’en ai quelques-uns donc je suis pas au bout des photos!

      Ils ont l’air de bloquer pas mal sur les yeux bleus aussi. T’as du le remarquer pas mal!

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