L’erreur Samaipata

Parce qu’il faut bien faire des erreurs de parcours dans un voyage, nous sommes allés à Samaïpata…

Nous avions deux options après la visite de Sucre: aller directement vers La Paz ou se rapprocher de Santa Cruz (sans y aller) pour aller vers la ville de Samaïpata. On nous avait plusieurs fois conseillé cette ville (à nos potes aussi) en disant que c’était un petit havre de paix, un village hippy avec une super ambiance, dans un paysage magnifique. Et en plus c’est proche d’un parc que l’on avait en tête de faire.

Du coup, on a pris l’option Samaïpata. En on le regrettera.

Tout commence par le pire voyage en bus que l’on ai fait depuis la Birmanie. En partant de Sucre vers 18h le bus suit un chemin sinueux, longeant des précipices impressionnants. Jusque là rien de spécial, c’est les routes Boliviennes.

Les chose se gâtent sérieusement quand au bout d’une heure de trajet on rejoint la « route principale », en fait un chemin de terre, qui sera notre lot jusqu’à l’arrivée à Samaipata.

Le bus n’ayant pas de clim, certains passagers ont leur fenêtre ouverte, on prend donc plein de poussière dans la figure pendant 11 heures. De plus le bus n’arrête pas de sauter sur les cailloux, de passer dans des trous, d’accéléré, de freiner subitement, bref, la galère.

Quand finalement on rejoint une route normale, on commence à s’endormir enfin. Sauf que là, bonne nouvelle, on est arrivés à destination! Il est 5h du matin, on a dormi quelques heures mis bout à bout, c’est génial.

On s’aventure donc dans la ville sombre et endormie en direction d’un hotel que l’on nous a conseillé. Il fait nuit noire et nos frontales sont à court de piles. Heureusement on croise Marc et Cécile sur le chemin, on fait donc un bout de route à la lueur de leur lampe.

Quand ils trouvent leur hotel, on continue vers le notre, en changeant de chemin quand des chiens trop agressifs nous empêchent de passer.

Arrivés à notre auberge (au bout du village) on découvre que la réception n’ouvre qu’à 7h (il est alors 5h30). Les chiens de l’auberge ne semblent pas méchants mais nous empêchent de nous allonger en se battant entre nos jambes sans se lasser. On passera donc 1h comme ça à attendre debout.

Au bout d’une heure, il fait maintenant assez jour, on se décide à rejoindre nos potes à leur hotel voir s’ils ont eu plus de succès…

La réponse est non, ils ont été rejoints par Flo, Nico et Yvan et sont tous par terre à attendre que leur hotel ouvre. On attendra avec eux avant de rejoindre notre hotel à 7h!

Si toi aussi t'es un SDF tape dans tes mains!

Si toi aussi t’es un SDF tape dans tes mains!

Une fois installés, et après un petit déjeuner, on décide d’aller voir l’une des attractions de la ville: un refuge d’animaux.

Après avoir marché 40 minutes dans un soleil maintenant bien réchauffant (en ayant gardé nos jeans, pulls et compagnie, génial) on arrive au refuge.

Ce refuge est pas mal, il y a des singes en libertés (dont une super femelle singe-hurleur qui monte sur les gens et tout, mais qu’on ne verra pas pendant notre visite) et des animaux insolites: un chat sauvage et un koati.

Mag passera beaucoup de temps à essayer de communiquer avec les petits singes (avec succès selon elle) pendant que je lutte pour ne pas m’endormir. Un petit tour par les tortues qui font un bruit incroyable en se reproduisant, puis on rentre faire une sieste.

L’après midi, on se dit qu’on va se balader dans cette ville « super sympa ». Erreur: tout est fermé, il n’y a personne dans les rues, rien à voir, rien à faire.

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le désert…

La seule activité est un groupe de jeunes qui jongle sur la place principale. Ça nous occupe 5 minutes, puis, on décide que quitte à ne rien avoir à faire on va aller sur internet se renseigner sur le parc. Erreur: après 5 minutes dans le « cyber café » à attendre que le G de google veuillent bien se charger, on laisse tomber. Bon j’exagère mais en 30 minutes on a pu lire deux blogs, les deux parlant de la forte incertitude de faire le parc en période de saison des pluies.

Un peu découragés par l’échec de cette ville, par le prix élevé des excursions dans le parc et par les avis peut encourageants, on décide de laisser tomber. Dommage.

sauvons-nous!

sauvons-nous!

Pour sauver notre passage ici, on jouera 1 heure à FIFA (pour Ben et les gars) et à Tony Hawk (Mag) dans un petit bar trouvé par hasard (sur des écran de 1985 je pense) et on se fera tous ensemble un très bon resto tenu par un français. Le meilleur depuis l’arrivée en Bolivie pour le moment.

Dès le lendemain matin, on rentre tous dans un « colectivo » en direction de Santa Cruz, où on prévoit de prendre un bus pour Cochabamba.

One thought on “L’erreur Samaipata

  1. Martareche Monie et Jean

    Et bien vous avez connu des jours meilleurs…allez vous en connaitrez d’autres…Bisous

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