De Siem Reap à Bali… tout doucement

C’est avec un pincement au coeur que l’on quitte Siem Reap ce matin. Plus que de quitter cette ville c’est le fait de quitter le Cambodge que l’on regrette un peu.

Mais il faut bien avancer. Nous avons déjà notre billet KL > Bali pour le 24, et comme on compte descendre par voix terrestre, ça va être un peu long.

Pour rattraper le fait d’avoir trop dépensé dans l’ensemble au Cambodge et anticiper le fait que Bali va coûter cher, on a décidé de faire Siem Reap > KL le moins cher possible. Ça veut donc dire pas d’avion (même les low cost sont chers à cette période) et tout faire nous même: transport locaux et pas de bus ou packages touristiques.
A l’heure ou j’écris on ne sait pas encore si c’est une bonne idée, mais on verra bien 🙂

Siem Reap à Bangkok

La première partie du voyage consiste à prendre un bus de Siem Reap à Poipet, la ville frontalière avec la Thaïlande. On est censé mettre 4 heures, mais on s’attend à tout.

A notre grande surprise, après seulement 3h dans un bus d’abord surclimatisé puis plus climatisé du tout, nous voici déjà au poste frontière de Poipet.
Le mec du bus essaye de nous vendre ses billets pour Bangkok, ce que beaucoup d’autres essaieront a leur tour, mais non! On a décide de prendre le train même s’il est beaucoup plus long, car il coute seulement 1€! Et on n’est pas spécialement préssés.

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Après une sortie du Cambodge et une entrée en Thaïlande toutes les deux très simples et rapides, on prend un tuktuk pour aller a la gare.
Là on découvre que le train ne part que 2 heures plus tard et que le guichet ouvre dans une heure.

On décide donc (d’un accord plus ou moins commun) de tenter le stop en attendant que le guichet ouvre.

Me voici donc écrivant maladroitement Bangkok sur une feuille mendiée à un resto et me plantant plus ou moins à l’ombre le long de la route principale.

Plusieurs personnes viennent me voir en m’indiquant la gare, des agences de minivan ou la station de taxi. Dur de leur expliquer avec des mimes que ce n’est pas l’idée. Heureusement j’ai des années de times up derrière moi et de toute façon ce n’est pas grave s’ils ne comprennent pas!

Je me remet donc à chaque fois sous mon arbre et regarde les pick-up défiler (ils ont tous ça) et ne pas s’arrêter, pendant bien 15 minutes. Et là, un pickup s’arrête me fait signe de m’approcher et me dit qu’ils peuvent me prendre. Dedans: le chauffeur, un passager et a l’arrière sur l’étroite banquette, une femme et son bébé.
Ils ont donc un moment d’hésitation quand ils comprennent que je vais chercher ma copine et nos gros sacs. Mais on leur dit qu’on peut rester a l’arrière du pickup alors pas de problème.

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C’est donc parti pour 2h de route en plein soleil avec pas mal de vent dans les oreilles (mais au moins on n’a pas chaud comme ça) puis comme d’un seul coup il se met à pleuvoir à fond, ils nous font de la place sur la banquette pour la dernière heure. C’est moins confort mais c’est super gentil.

Ils nous posent a l’extérieur de Bangkok où l’on prend un espèce de rer en direction du centre. Au final on aura fait ce trajet de Siem Reap à Bangkok assez vite et pour très très peu cher.
On reste 48h (pas très remplies) à Bangkok, juste le temps d’aller au ciné (on comprend de mieux en mieux les films sans sous titres, yes!)  de gouter le Durian-sticky rice (c’est affreux, évidemment) et pas beaucoup plus.

Même avec du stick rice, le durian reste trèèèèès mauvais

Même avec du stick rice, le durian reste trèèèèès mauvais

De Bangkok à Kuala Lumpur: train et bus

Mercredi 20 on monte donc a bord d’un train couchette direction Butterworth (en Malaise, à cote de Penang) où l’on changera de train jusqu’a Kuala. Ça fait bizarre, on n’avait pas pris de train couchette depuis le Pingyao-xi’an en Mai!

Quand on a acheté nos billets, le guichetier nous a dit l’air désolé qu’il n’y avait plus de couchettes en bas. On s’est dit: « ne te fais donc pas de mouron pour ça l’ami, on peut dormir en haut ».  Quand les gens ont commencé à passer leur fauteuils en mode couchette on a bien compris ce qu’il voulait dire: la couchette du bas est 1,5 fois plus large que celle du haut, elle est beaucoup mieux isolée de la lumière qui reste allumée toute la nuit (et donne l’impression d’être enfermé dans un cellule de haute surveillance) et aussi plus épargnée par la clim que tourne à plein régime, sans doute sponsorisée par une marque de kleenex ou par dolirhume.

Malgré ça le voyage (22h) s’est plutôt bien passé.

Escale à Pénang

Même si on n’avait pas prévu d’y passer initialement, On était très contents d’arriver en Malaisie, un de nos pays de coeur.
On s’est rué sur le premier restaurant pour s’offrir un Roti Canai et un Murtabak, deux spécialités délicieuse.

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Quant à Penang on avait déjà visité il y a quelques années (un bon paquet en fait, le temps fiiiiile) donc on y est allé molo sur les visites cette fois: balade dans la ville, coiffeur pour Maggy (mauvaise idée), régal de nourriture de rue locale et une très bonne soirée en terrasse d’un bar avec des anglais de passage et un couple anglo-français vivant ici.
A noter que l’alcool coûte très cher en Malaisie. Je pense que cette soirée nous a coûté plus cher que 2 semaines d’apéros au Cambodge…

Penang – KL

Le lendemain matin, on se dirige a la gare de bus de Penang pour prendre un bus ultra-confortable, qui se lancera a fond sur les routes ultra-propes et bien entretenues menant à la capitale malaise, notre ultra-bien aimée Kuala Lumpur!

Et, gâteau sous la cerise, nous retrouvons a KL mon papa et ma maman avec qui nous passerons deux jours avant de se séparer pour se retrouver à nouveau dans 1 semaine, en Indonésie cette fois. (La cerise étant les provisions qu’ils nous ont ramenés et sur lesquelles nous nous sommes rués: charcuterie, fromage, vin, pastis, chocolats… Une énorme régalade organisée de main de maître et de pair avec les parents de Maggy!)

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Direction Bali

Après ce court mais très agréable passage à Kuala Lumpur qui a suivi un très court passage à Penang, lui même faisant suite a un bref passage à Bangkok, nous prenons donc Dimanche 24 notre vol Air Asia en direction de Bali, ou nous attendent des potes de Paris.

(Les experts en géographie et en voyagologie ne manqueront pas de remarquer que nous n’avons peut être pas choisi le trajet le plus court entre Siem Reap et Bali, nous le reconnaissons volontiers, mais au final s’est un trajet qui passe bien et avec des arrêts très sympas)

C’est donc le moment des retrouvailles, un moment que l’on attendait avec impatience et qui devrait se traduire par une petit pause de quelques semaines dans les articles…

On va profiter tranquillement de nos proches!

2 thoughts on “De Siem Reap à Bali… tout doucement

  1. karine

    amusez vous bien et continuez à me faire rêver <3

  2. Martareche Monie et Jean

    On voudrait pas dire…..mais vous avez le temps de visiter avec tous les moyens de transports que vous prenez ?…hi…hi…hi
    Gros bisous à vos parents..et bien sûr à vous deux

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